01/04/2005
Faut-il soutitrer "L'esquive"?
Je partais bien intentionnée, sans a priori... "L'esquive" avait été salué par la critique, les Césars, tout ça...L'autre soir, sur Canal, je m'installe donc pour voir le chef d'oeuvre...
Fallait me dire que c'était en VO!!! Je dois sans doute être d'une autre planète ou j'aurais dû prendre option langues rares au bac plutôt que latin/grec...N'empêche que je n'ai rien compris..."Z'y va, mon frère t'es relou..." mais après, j'ai décroché. C'est là que je me dis qu'un soustitrage aurait peut-être été nécessaire pour le commun des mortels qui n'entendons rien aux dialectes locaux...
Je me demande même si ces mêmes critiques qui ont salué le film ont réellement compris les dialogues et s'ils n'ont pas fait les intéressants, histoire que l'on ne se moque pas d'eux...
J'avoue humblement que je n'ai tenu que le premier quart d'heure, tellement dégoûtée que je suis allée direct au lit, moi qui ne me couche tous les soirs que les lendemains...
Et puis franchement, c'est un peu conte de Noël, non? Marivaux en ZEP, mouais, pourquoi pas?! Passe encore. Mais une classe de cité telle qu'on la voit à l'écran (du moins dans le premier 1/4 d'heure) , silencieuse, intéressée...Désolée, mais c'est complètement invraisemblable!!! C'est tout pétri de sentimentalisme et de bons sentiments à la gauche caviar...C'est au delà de mes forces!!
Qu'on m'explique donc quel intérêt présente ce film???? Mystère et boule de gomme!!!
13:00 Publié dans Films de marmottes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note




Commentaires
Très chère soeur,
Vous êtes restée à vos grammaires grecques & latines... Comment voulez-vous intéresser votre classe assise aux derniers rangs ?
C'est assez troublant que vous ayez posté quasiment en même temps ces deux nouvelles. L'un explique l'autre...
Sérieusement, je suis pour le moins surpris que votre curiosité intellectuelle ne vous aie pas permis de comprendre cette parole dans la parole. Le réalisateur lui-même ( Abenfocoupélétifs AssKanich) s'explique « Je voulais démystifier cette agressivité verbale et la faire apparaître dans sa dimension véritable de code de communication. » (http://www.fluctuat.net/article.php3?id_article=1283).
C'est une éthopée métonymique audacieuse entre Marivaux et la banlieue ! C'est une trope loin du topos-pathos médiatique ! Un sous-titrage ? Mais comment osez-vous démystifier ces hypotyposes grossières et saugrenues que seuls ces jeunes savent trousser avec saveur ? Ces insultes si croustillantes ("millier de « je vais te tuer » de « fils de pute » ou de « casse les couilles », ")sont de réjouissantes conglobations !
Oubliez vos objurgations et vos anathèmes de vieille prof égrotante et sénescente !
Avouez que vous avez loupé le coche de la modernité et que vous vous renfermez dans vos ratiocinations solipsistes & aptères !
Allez bonne nuit...
Morale de l'histoire : quand on veut être chiant et faire un film chiant, on peut écrire en pur français comme en reubeu de cité...
On ergote sur le langage d'un film; mais c'est le FILM QUI EST NUL CAR IL N'A RIEN A DIRE ! Alors il le dit autrement. C'est moins chiant, mais ça reste quand même chiant.
Écrit par : frangin | 01/04/2005
Quelle déception que de vous lire à propos de l'Esquive que vous n'avez finalement pas vu.
Alors que vous critiquez dernièrement vos étidiants à propos de leurs goûts cinématographiques et de leurs manques d'ouverture.
Mais j'ai remarquez ça: on applique rarement pour soi les critiques qu'on fait aux autres.
Pour revenir à ce joli moment de cinéma: réessayez peut-être de le voir et de vous faire portez par le texte de marivaux, et l'émotion de ces ados si plein d'espoirs.
Écrit par : laguigne | 16/04/2005
laguigne: désolée, mais le problème, c'est que je n'arrive même pas à comprendre le texte de Marivaux dans les bouche de ces "jeunes si plein d'espoir" qui, au demeurant, n'ont pas besoin de ponctuer leurs propos de "z'y va" et autre "mon frer'"...pour nager dans l'optimisme...J'aime trop le français et la littérature pour les voir massacrés...
Écrit par : carole | 16/04/2005
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