15/05/2005
Samedi à Donostia
Comme nous avons tous survécu vendredi aux assauts des échelles et des chats noirs, nous avons décidé de sortir du terrier et de passer la journée en terres ibériques. La tribu est donc juste de retour de San Sebastian (pays basque espagnol)...et comme il semblerait qu'il y ait ce soir encore des résultats sportifs à la télé (sont jamais en vacances ces gars-là?) me revoilà devant mon écran.
Itinéraire presque immuable...D'abord, pour partir d'un bon pied dans le dédale des petites rues du vieux quartier, passage obligé chez Goiz. En fait, ce n'est pas tout à fait un bar, c'est juste un couloir: 1m de large le long du comptoir, tout en longueur. La foule s'y entasse, s'y agglutine, s'y colle, jusque dans la rue. Toutes les générations s'y cotoient joyeusement, de la petite mamie qui vient boire un txacoli avec ses copines aux groupes de jeunots qui viennent se prendre une petite mousse...Le plus dur est d'accéder à l'autel, pardon, au comptoir...Tu essaies de te faire tout mince, tu passes en biais, tu contournes, tu zigzagues, tu évites les pieds, les coudes...et alors là, enfin, tu peux passer commande: 2 demis (on change pas une affaire qui marche) et deux brochettes de gambas...ça, c'est une délectation. Imaginez quatre gambas gentiment alignées sur une pique avec un petit manteau de lard, grillées à la plancha et recouverte d'une vinaigrette basque à base de poivron...J'en salive encore! Le seul problème, c'est qu'il faut faire le trajet inverse avec les mains prises: tu te fais tout mince, tu contournes, tu passes en biais et tout et tout...mais avec les mains -chargées- en l'air pour protéger ton précieux butin et l'oeil en alerte sur le niveau dansant de tes verres. Ce serait ballot d'arriver à destination les verres vides et le Tshirt mouillé!
...et ta journée coule, nonchalante, insouciante parmi les ruelles, les petites boutiques, la promenade sur la plage... jusqu'à ce qu'une marmotte se rende enfin compte de l'heure. Diantre! il faut rentrer! C'est que nous ne sommes pas d'ici, m'sieu dame. Juste le temps de s'arrêter acheter des clopes (ben vouais, le paquet à 1,5 euro...c'est tentant!) et zou, via le terrier!
Mince, ça doit être fini le sport à la télé, v'la la marmotte en chef qui s'impatiente...je vous raconterai la suite une autre fois. Agur! (ça veut dire Ciao en basque)
00:44 Publié dans les marmottes sortent du terrier | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note




Commentaires
oh la la merci pour cette balade (merci le foot alors ?) , ça donne envie ... bon je me promets de me remettre à la voiture (je n'ai pas mis les pieds sur une pédale de frein depuis que j'ai eu mon permis..) et zou à nous les belles destinations.. Nous on s'est promenées dans un parc parisien hier.. c'était bien parce qu'il pleuvait, et que le parisien n'aime pas la pluie.
Écrit par : shah lente le dimanche | 15/05/2005
Aaaargh ! Mais qu'est-ce que vous avez tous avec vot' Pays Basque de... Pardon. Quand j'étais tout gône, on y allait chaque année. On ne ramenait pas de clopes mais du pastis.
Écrit par : cohen le barbare | 15/05/2005
Et puis de l'absinthe, on ramenait de l'absinthe qui était interdite en France. Pas en Espagne, en même temps, il s'en foutait de massacrer son peuple, Franco.
Écrit par : cohen le barbare | 15/05/2005
J'ai déjà goûté une fois -par pure curiosité intellectuelle, bien sûr- ...et ben...c'est pas bon! (par contre je trouve les cuillères à absinthe super jolies).
Écrit par : la marmotte | 15/05/2005
La couleur de l'absinthe est marrante (espèce de vert clair) et le gout, pour autant que je me souvienne, ne m'a pas parut trop désagréable.
Écrit par : clément | 16/05/2005
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