26/05/2005

Chasse gardée

Mais quel psychologue inepte a dit que les zanimaux, c'était un atout pour l'éveil et l'épanouissement des enfants??
A-t-il réfléchi dix secondes au calvaire enduré par...les parents?
Déjà, lorsque j'étais petite, j'avais vu comment ma mère s'était faite avoir par mon petit frère.
"M'man, ze veux des hamsters". Bien sûr, ma mère avait cédé à cet innocent caprice et la maison avait accueilli un gentil couple de rongeurs...jusqu'au jour où ils sont devenus 18 dans la cage, puis 17 (merde, on avait mal compté), puis 16 (z'êtes sûrs?)...puis l'évidence avait creuvé les yeux: la mère bouffait ses petits! Retour immédiat à l'expéditeur, cage comprise!

Peu après, mon frère (toujours le même, j'en ai qu'un) était tombé sous le charme de minuscules petites tortues d'eau. Ma mère avait encore cédé (il fallait dépasser l'expérience malheureuse et traumatisante des hamsters). Nous voilà donc avec une jolie (!) petite cage en forme de haricot avec une île à la Robinson et un palmier en plastique. Et puis elles ont un peu grossi...il a fallu les mettre dans un aquarium, puis dans un aquarium plus grand (les manoeuvres devenaient difficiles pour les tortues, elles risquaient de rayer leur carrosserie)...et aujourd'hui elles sont dans un bassin dans le jardin et bouffent du steak haché et du surimi!! Il va de soi qu'à l'adolescence mon cher frangin était plutôt séduit par d'autres types de mammifères et a délaissé les tortues...quand on sait qu'elles vivent plus d'un siècle....j'espère que ma mère prend de la DHEA!!

Malgré cela, j'ai cédé! Ma cadette a voulu un lapin pour son anniversaire. J'ai été faible. Mea culpa! Sous des airs d'innocence, se dissimule un monstre d'une voracité hors pair. Après avoir attaqué plantes vertes, fils électriques, poupées barbies (d'un baise main sans pitié, il leur a sectionné le poignet) et tapis en tous genres...nous avons décidé de lui faire un enclos dehors. Mais il a fallu se rendre à l'évidence: il est doté d'une musculature digne d'un gymnaste mâtiné d'un sauteur en hauteur et croisé avec un coureur de 100m archi dopé!
Le grillage de l'enclos (à la hauteur du genou) ne lui a pas résisté très longtemps...Donc, expédition chez Casto (et Dieu sait combien j'aime ce haut lieu de la bricolomanie!!)...pour un grillage jusqu'à la poitrine. Nous croyions être tranquiles, à l'abri du monstre...mais c'était sans compter sur sa détente exceptionnelle.
Le voilà donc en liberté dans le jardin. J'ai peur qu'il me cisaille les palmiers, qu'il me tronçonne les chênes centenaires (protégés dans le POS de la ville), qu'il me tue les écureuils et réduise la maison en cendres.
C'est pourquoi je lance un appel solennel: la chasse est ouverte au terrier. Avis à tous ceux qui auraient une quelconque arme nucléaire (je crois qu'un lance flammes à la Bruce Willis ou au pire un lance roquettes feraient l'affaire): venez sauver d'un danger imminent une pauvre famille de marmottes sans défense! Wanted "Charbon", mort ou vif (surtout mort). Mise à prix: un pot de confit de lapin (que je place largement au-dessus du confit de canard niveau goût).


Désolée pour la piètre qualité des photos, mais il bouge tout le temps, c'est un vrai safari!

24/05/2005

Grosse fatique II

Hé, hé...je viens d'apprendre ce matin que les délibérations sont reportées...AU 21 JUIN!!!
Le bon Dieu des marmottes a encore frappé: j'ai encore plus de temps pour corriger mes 80 copies!!!
Du coup, je vais m'enfiler 2 paquets de fraises tagada ce soir, (tant pis pour le maillot de bain, et puis de toute façon, c'est élastique le lycra)...et puis pour fêter ça on va organiser une super fiesta avec boule disco et élection de Mister Tshirt mouillé....YOOOOUUUUPIIIIIIII!!
Comme quoi, même quand on est à la bourre, l'Education Nationale est encore plus en retard que nous!!

20/05/2005

Grosse fatigue

Un vrai mystère. Une question qui me tarabuste ces derniers jours, me taraude, me hante....
Mais pourquoi donc, alors que j'avais près de 2 longs mois pour les corriger, me reste-t-il encore, à une semaine de la saisie des notes, ces 80 fouues copies, en sachant pertinemment que deux autres paquets tout aussi lourds vont bientôt me parvenir?????
Que fous-je à glandouiller devant mon écran alors que le devoir m'appelle???
Je répondrais presque comme certains étudiants "'pas motivée!"

Alors je cherche des bonnes raisons de me mettre à la tâche...

Ben..."regarde, la marmotte, ce beau soleil, comme tu serais bien sur ton balcon avec tes copies et ton Bic vert! Tu pourrais bronzer, en plus..."
Non, pas crédible, avec le soleil, ça va m'éblouir, je vais fermer les yeux...et me réveiller avec un bon coup de soleil!

Bon alors, essayons autre chose: "à chaque copie corrigée: 1 fraise Tagada, ou même des Carensac"
Mouais, et après j'en ai pour un mois à bouffer avec le lapin nain de la salade pour rentrer dans mon maillot de bain! Refusé!

Allez, "de revoir les noms de tes élèves, ça va te rappeler de bons souvenirs. C'est un peu comme si tu dialoguais encore avec eux".
Merde! J'avais oublié que les copies sont anonymes!

Ou alors, "lorsque tu as fini tout le paquet de copies, tu organises une grosse fiesta à la maison: soirée mousse, élection de Mister Tshirt mouillé, bière à flots, popm-pom girls et boules disco..."
Peux pas: toutes mes soirées sont déjà prises!

En dernier recours: "allez, au boulot feignasse! Tu bosses ou je te botte le cul!"
pas mal le petit dernier. Finalement, j'y vais, j'y cours, j'y vole...

P.S.: Si certains ont des suggestions pour me motiver, elles sont toutefois les bienvenues...je crains que la grâce ne dure pas...

18/05/2005

Droit de réponse

La marmotte en chef n'étant pas tout à fait satisfaite du portrait qui était brossé d'elle dans ma dernière note, je me dois ici et solennement de rectifier quelques menus détails.
Il s'était écrié à la lecture de ladite note: "mais pour qui tu me fais passer aux yeux de la moitié de la planète?!"
D'abord je lui ai expliqué que, à mon grand dam d'ailleurs, la popularité des marmottes était telle que seule une infime partie de cette moitié de planète venait visiter notre terrier et qu'il n'y avait pas lieu de crier au scandale.

Cela dit, je tiens à souligner que:
- NON la marmotte en chef n'est pas sale, elle se douche tous les jours (elle a le pelage tout soyeux et la truffe claire)
- NON elle n'est pas un odieux cuistre macho (certes, elle a une conception du rangement de terrier peu académique mais elle n'a pas des horaires comme certains autres -en subliminal, les profs!- lui permettant de paufiner)
- NON, elle n'est pas un blaireau mais une marmotte (je ne pensais pas que ma note pouvait laisser penser une telle chose)

Voilà, je crois que justice a été rendue. C'est vrai qu'il est en or, mon homme...mais bon, on peut rigoler de temps en temps, non????

17/05/2005

Les chaussettes noires...


...ou quand un footeux n'a pas de lingère personnelle.

Figurez-vous que ma très chère moitié se remet au foot...AAAAAAHHHH!AAAAAHHHH! (non, rigolez pas, il pourrait se vexer). Nostalgique de quand il était tout minot avec ses petits crampons tout neufs, il n'a rien trouvé de mieux que de lancer l'idée de matchs de vieux avec ses collègues (au demeurant plus jeunes que lui).
Je vous rassure tout de suite, il paraît qu'ils ne jouent que sur des 1/2 terrains (le trentenaire, ça s'essouffle vite, ça doit mesurer ses efforts). ça m'a beaucoup fait rire d'apprendre ça (il paraît que quand on joue à 7, c'est la règle)...à 40 ans ils joueront au baby-foot!

Toujours est-il que le problème de l'intendance reste entier. Certes, j'avais bien vu la semaine dernière une boule de fringues bizarres et fort sales qui attendait d'être lavée près de la machine...mais j'avais bien pris soin de l'éviter, comme Bidou-le-tigre lorsqu'il y a des haricots verts dans sa pâtée pour chat. J'avais soigneusement contourné l'obstacle inconnu de moi, soulevant du bout des doigt cette masse infâme pour laver MES affaires.

Or, tout à l'heure, à une poignée de minute du coup d'envoi fatidique...ma très chère moitié se rend compte subitement que son beau maillot et ses belles chaussettes blanches n'ont pas bougé d'un iota et conservent la même couleur indiscible (plutôt "terre de sienne")...et la même odeur!

Lui, d'une voix blanche "T'as pas lavé mes affaires de foot?"
Moi, innocente (voix de blonde, que j'arrive très bien à reproduire à l'occasion) "Aaaaah? il fallait les laver?????"
Lui, stoïque: "pas grave: je les prends comme ça!"

Et là, à cette minute où j'écris, je m'imagine mon Zidane à moi avec des chaussettes mâculées de boue de la semaine dernière et un maillot qui empeste les phéromones... Oui, je sais, ce n'est pas très fair play de ma part et j'ai un peu honte...mais franchement, je me bidonne bien!!
Remarque, rien qu'à l'odeur, il fait fuir l'adversaire, c'est pratique. En somme je lui évite une gravissime blessure sur un petit pont périlleux ou un tacle vengeur (je vous épate, hein, avec mes connaissances footbalistiques? je vous rassure, c'est les seules expressions que je connaisse)

La question que je me pose c'est ce qu'il a bien pu dire pour expliquer ces fringues dégueulasses...
"Ouais, les gars, pour m'entraîner, je suis venu en courant de chez moi" (Booooh, 10 bornes)
"Putain l'orage, c'est la folie...Ah? ici y a pas eu d'orage???"
ou moins glorieux: "j'ai creuvé, la poisse!"

Allez va, mon marmotton adoré, marque leur un but sur ton 1/2 terrain!!

Bienvenues...

Bienvenue à la poignée de nouvelles votantes sur cette planète: les femmes koweitiennes !! (mieux vaut tard que jamais)...

16/05/2005

Peur bleue (enfin, noire avec des poils)



Ce soir, je sortais de cours à 18 heures, comme tous les lundis...et comme tous les lundis, à peine avais-je mis un pied dehors que je cherchai déjà mon paquet de cigarettes pour me griller la meilleure de la journée (un cours d'option avec deux élèves, ça vide). Je fouillai donc dans mon sac à main en quête du briquet (qui, cela dit en passant, a une fâcheuse tendance à se dissimuler dans les endroits les plus incongrus). Cette recherche frénétique peut parfois durer un moment...vous savez bien, les sacs de femmes...
Après quelques secondes de fouille en aveugle, en tatonnant dans tous les coins, je décidai de m'arrêter pour regarder plus à mon aise dans les insondables profondeurs de mon sac à main (c'est quand même plus joli que "bordel caractérisé").

Quelle ne fut pas ma stupeur en voyant une patte, puis une autre, sortir de la petite poche intérieure (vous savez? celle du rouge à lèvres et des tampax)...c'est quand l'abdomen a paru que j'ai lâché le sac!

AAAAAAAAAAAGGGGGGGGGGGGGGGHHHHHHHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

J'ai dû franchement avoir l'air très con (enfin, plus que d'habitude) parce que j'ai traversé tout le campus en tenant mon sac à main à bout de bras et du bout des doigts.
Arrivée à la voiture, j'ai rassemblé tout mon courage (c'est qu'il y avait les clés de la voiture dedans!!) et j'ai tenté de la faire sortir de cette foutue poche intérieure (car sans doute de voir ma gueule, elle avait replongé dare dare). J'imagine aisément la scène de l'extérieur, si des étudiants m'ont vue sur le parking, ils ont dû se demander si j'avais pas un bad trip...
Bref (là je vais vite, j'ai la marmotte en chef qui lit sur mon épaule et il semble impatient), j'ai réussi à l'isoler dans un coin du sac (fallait faire gaffe à ce qu'elle n'aille pas sur le portable ou la carte bleue) ...j'ai pris mon elan et........... sssccrrrrrggggbbllllll....je l'ai écrasée d'un grand coup de tatane.
Pour les âmes sensibles, j'ai quand même pris soin d'essuyer avec un mouchoir tout le jus qu'avait laissé son gros corps de crabe.

Comme quoi, quand même, fumer peut être dangereux pour la santé!

Gibelotte

ça y est...on n'a plus de télé (ou plus exactement on n'a plus le satellite).

Tiens, vous direz-vous peut-être, elle doit en avoir marre, la marmotte, de regarder des films débiles à la télé, elle devient enfin un peu adulte....
Dame, non! J'ai toujours le même sale penchant pour la moindre fiction écrite pour spectateur décérébré (c'est un peu comme toute ces cochonneries pleines de colorants en tous genres, on a beau savoir que c'est pas bon pour ce qu'on a, on en reprend quand même. )

Serait-ce une tempête subite qui aurait déccroché la parabole du terrier?
Mon Dieu, non, le temps est fort clément sous nos latitudes.

Alors, na marre de payer pour des conneries et na renvoyé sa résiliation?
Ben, même pas...on paie ...mais il n'y a plus rien à l'écran.

ALORS?????

C'est la faute à Charbon!! Charbon, c'est le lapin nain de ma marmottonne cadette (il est noir, d'où le nom...je vous jure, c'est elle qui a trouvé le nom). En fait, je crois qu'il est issu d'une espèce assez rare...il n'a de nain que le cerveau!
Ce monstre à quatre pattes n'a rien trouvé de mieux que de bouloter les fils de l'antenne que l'on a retrouvés piteusement branlants, éventrés jusqu'aux fils de cuivre.
Déjà, j'avais dû monter des barricades pour protéger mes plantes, qui, après son passage, avaient une drôle de coupe à la brosse (c'est drôle, quand tu arrives au terrier, tu vois immédiatement les plantes entourées de cartables et de chaises...ça peut surprendre, comme déco). Il s'était ensuite attaqué au tapis des chiottes (une espèce de natte indienne dont il semble être friand)...avant d'aller digérer dans la cendre de la cheminée (et puis, c'est bien un mâle, il s'ébroue une fois qu'il est bien sorti, comme les mecs quand ils sortent de la douche).

Tout ça pour dire que tous les pseudos psys qui te disent que les animaux, c'est bien pour les gamins, pour leur épanouissement personnel, que les petits seconds ont besoin d'établir une relation affective privilégiée et tout et tout...ça se voit que c'est pas eux qui ramassent la cendre et se passent de conneries à la télé!!!
Charbon, si tu me lis, sache que si tu continue à tout bouffer au terrier, tu finiras dans une cocotte avec du thym et du vin blanc! Qu'on se le dise...

15/05/2005

Comment gonfler son entourage dans un trajet en voiture...

Aujourd'hui est un dimanche bien calme: la marmotte en chef (comme vous l'aurez remarqué ce n'est pas moi) est en train de repeindre une pièce du terrier aujourd'hui inoccupée (il ne doit pas y avoir de match de rugby à la télé), ça l'occupe un peu et comme il est très peu bricolo (tenir un pinceau lui fout des ampoules, véridique!) ça lui tane un peu le cuir,... les marmottons en âge d'être scolarisés font leur devoirs (même si je crois que ce lundi de Pentecôte, l'école va plutôt ressembler à un centre aéré)... et le plus petit des marmottons joue à Lapin malin à 50 cm de moi! C'est pourquoi j'implore mes lecteurs de faire preuve d'une grande indulgence: j'avoue avoir du mal à me concentrer avec le son de l'autre ordi à fond ("for-mi-da-ble, tu-as-ga-gnéééééééé" ding ding boumboum "essaie encore une fois" ding ding boum boum)


Je vous ai raconté notre escapade marmottone d'hier... mais j'ai ommis un élément non négligeable: le trajet!
Certes, le terrier n'est pas très distant des terres ibères mais il faut somme toute une bonne heure et demie d'autoroute...j'ai donc eu idée de mettre à profit ce temps de latence (et surtout de couper court à toute tentative de jeu tel que "ni oui ni non" -pourtant d'actualité- ou "le premier qui voit une voiture rouge"... jeux qui au demeurant ont le mérite d'éviter les multiples "c'est quand qu'on arriiiiiiiveu?" ou "c'est encore loooiiinnn?" ou "pipiiiiiii!!!!!")...Je m'aperçois que ma parenthèse est plus longue que ma phrase principale...quand je vous disais que ça me déconcentre ce c.. de jeu!!

J'ai donc décidé unilatéralement (j'ai profité de l'impuissance de la marmotte en chef qui était au volant) de réviser mon polonais... Au grand dam des autres occupants, j'ai collé mes CD de polonais et, munie de mon petit cahier et de mon bouquin, "tout le monde répète après moi: prosze Zywiec i schab, to swietnie"!! (désolée, j'ai pas trouvé les cédilles sous les "e" et les points sur les "z")

J'étais toute contente, je suis passée à la leçon 6!!!! Immense avantage lorsqu'on gonfle son entourage avec ses CD: le temps passe plus vite (bien sûr, parce qu'on est occupé...mais aussi et surtout parce que le conducteur veille à abréger au plus vite ce supplice)...La guardia civil cherche encore la voiture qui est passée à 230 km/h sans s'arrêter au péage...

Par contre, ma tactique s'est retournée contre moi durant le trajet retour. J'ai eu le malheur de succomber à une légère somnolence (l'océan me fait toujours cet effet...surtout lorsqu'il est conjugué à la digestion de succulents poulpes à la galicienne)...et la marmotte en chef en a profité pour se venger bassement, saisissant l'occasion de ma faiblesse passagère pour nous infliger les résultats de toutes les équipes de foot, de rugby, de pétanque et de lancer de javelot du globe.

ça m'apprendra!

Samedi à Donostia

Comme nous avons tous survécu vendredi aux assauts des échelles et des chats noirs, nous avons décidé de sortir du terrier et de passer la journée en terres ibériques. La tribu est donc juste de retour de San Sebastian (pays basque espagnol)...et comme il semblerait qu'il y ait ce soir encore des résultats sportifs à la télé (sont jamais en vacances ces gars-là?) me revoilà devant mon écran.

Itinéraire presque immuable...D'abord, pour partir d'un bon pied dans le dédale des petites rues du vieux quartier, passage obligé chez Goiz. En fait, ce n'est pas tout à fait un bar, c'est juste un couloir: 1m de large le long du comptoir, tout en longueur. La foule s'y entasse, s'y agglutine, s'y colle, jusque dans la rue. Toutes les générations s'y cotoient joyeusement, de la petite mamie qui vient boire un txacoli avec ses copines aux groupes de jeunots qui viennent se prendre une petite mousse...Le plus dur est d'accéder à l'autel, pardon, au comptoir...Tu essaies de te faire tout mince, tu passes en biais, tu contournes, tu zigzagues, tu évites les pieds, les coudes...et alors là, enfin, tu peux passer commande: 2 demis (on change pas une affaire qui marche) et deux brochettes de gambas...ça, c'est une délectation. Imaginez quatre gambas gentiment alignées sur une pique avec un petit manteau de lard, grillées à la plancha et recouverte d'une vinaigrette basque à base de poivron...J'en salive encore! Le seul problème, c'est qu'il faut faire le trajet inverse avec les mains prises: tu te fais tout mince, tu contournes, tu passes en biais et tout et tout...mais avec les mains -chargées- en l'air pour protéger ton précieux butin et l'oeil en alerte sur le niveau dansant de tes verres. Ce serait ballot d'arriver à destination les verres vides et le Tshirt mouillé!

...et ta journée coule, nonchalante, insouciante parmi les ruelles, les petites boutiques, la promenade sur la plage... jusqu'à ce qu'une marmotte se rende enfin compte de l'heure. Diantre! il faut rentrer! C'est que nous ne sommes pas d'ici, m'sieu dame. Juste le temps de s'arrêter acheter des clopes (ben vouais, le paquet à 1,5 euro...c'est tentant!) et zou, via le terrier!

Mince, ça doit être fini le sport à la télé, v'la la marmotte en chef qui s'impatiente...je vous raconterai la suite une autre fois. Agur! (ça veut dire Ciao en basque)

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