30/07/2005

La trève est finie!!!

On apprend plein de choses dans une vie de couple. Moi, par exemple, la marmotte en chef m'a appris la signification du mot trève. Naïve, je croyais que c'était quand des belligérants arrêtent de se taper dessus -un moment de lucidité- ou quand l'ETA arrête de poser des bombes ou quand le comique de service arrête de vous casser les bonbons avec ses plaisanteries....

Avec le temps, j'ai compris que trève était synonyme de vraies vacances.
C'est-à-dire quand les footeux arrêtent de courir après leur foutu ballon et vont dépenser leurs millions sur des plages bordées de cocotiers.

Manque de bol, le trève est finie! Et oui, à l'heure où je vous parle -enfin, écris- la marmotte en chef et ses petits potes sont confortablement installés sur le canapé, une bière à la main, devant "Bordeaux/quelquechose" (j'ai oublié contre qui jouent les Bordelais, et d'ailleurs je m'en fous!!).

Ils sont en dessous (le bureau est à l'étage)...J'ai entendu un "ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii" qui, en d'autres circonstances aurait pu laisser présager un orgasme ravageur, mais je crois qu'il s'agit plutôt d'un but girondin.
La différence fondamentale entre un orgasme et un but, c'est qu'en général, le premier est rarement multiple en 90 minutes (ouais, messieurs, faites pas les cacous, un peu d'humilité, que diable, ne me dites pas que vous pouvez avoir 5 orgasmes en 1heure30!!!).

La seule chose que je partage avec eux dans ces moments-là, c'est la bière. Et pour l'occasion, c'est un bidon de 5 litres de Despé qui les aide à soutenir le stress de ces minutes intenses. Si vous entendez "gloup, gloup", de temps en temps, ce sont mes gorgées entre les phrases!!

Ah! tiens, une belle action avortée sans doute...les exclamations montent en intensité jusqu'à atteindre les aigus orgasmiques...et finissent en eau de boudin, par des "oooooooh!" de déception.

Remarquez, les entendre est très instructif: tous les conseils divulgués aux joueurs "fais ci, fais ça, ne fais pas ci, ne fais pas ça" dénotent une connaissance aiguë de la technique footballistique....je serais surprise de les voir sur un terrain. C'est vrai qu'en tant que marmotte, je ne fais pas un poil de sport...mais, pour autant, je n'aurais pas l'outrecuidance de donner des conseils à des mecs qui ont des abdos sur lesquel on pourrait jouer du piano....

Enfin, voyons le bon côté de la fin de la trève: j'ai le temps d'errer de blog en blog...et en plus, une bière à la main.
Que désire le peuple?!!

27/07/2005

Ridicule

Petit texte écrit lors d'un concours de nouvelles dont le sujet était: "ridicule":





Waouw!


...la diferencia que hay del animal bruto al hombre
es ser el hombre animal racional, y el bruto, irracional.
Las Novelas Ejemplares Miguel de Cervantes




Pourquoi avais-je accepté ? Pourquoi diable avait-il fallu que je la suive docilement, sans rien dire ? J'avais l'air fin maintenant ! Je n'arrivais jamais à lui refuser quoi que ce soit : c'était ma maîtresse, elle était belle et elle savait s'y prendre pour exploiter ma faiblesse !
Ses longues jambes se balancent devant moi, au rythme compassé de son déhanchement. Ses escarpins vernis avancent fièrement et sans hésiter. Aujourd'hui, pour l'occasion, elle a sorti le grand jeu. Elle arbore ma robe préférée, la noire, moulante, qui découvre ses épaules toujours bronzées et suggère ses formes. Enveloppée d'un nuage de parfum de luxe, elle virevolte, elle exhale la beauté partout où elle passe. Pas de doute, je suis fou d'elle.
Depuis quelques mois déjà elle en parlait, elle préparait le terrain, consciente que je serai réticent. Elle tenait absolument à participer à cette cérémonie : toutes ses amies seraient là, il y aurait aussi monsieur X, le président de l'association, des gens venus des quatre coins du pays, enfin, tout le gotha de la ville. J'avais donc une nouvelle fois cédé. Je m'étais plié à ses exigences les plus saugrenues.
" D'abord, il faut te couper la frange : on doit voir tes beaux yeux noirs ! " avait-elle dit en riant. Et elle avait elle-même coupé mes boucles blondes auxquelles je tenais tant. J'étais sa chose ! Hier, toute fière, elle était revenue d'une longue course avec un flacon de parfum précieux qu'elle avait spécialement acheté pour moi. A moitié somnolent sur le canapé, comme tous les après-midi, j'avais manqué de réflexes : avant même de pouvoir esquiver le geste, elle m'avait complètement aspergé de vétiver. J'avais eu beau prendre l'air, faire le tour du quartier pour me débarrasser de cette nuée tenace, rien n'y avait fait. Encore maintenant, j'ai l'impression d'être une savonnette ambulante. Sans doute que tout le monde s'en est aperçu. Impossible de ne pas buter sur cette odeur incommodante. Mais ils sont tous bien trop polis pour être honnêtes. Cette indifférence, ce doit être du mépris. Je sais bien ce qu'ils pensent : " tiens, cet imbécile est tombé dans le flacon ! ". Je vois bien qu'ils me prennent de haut et que dans leurs sourires obséquieux ils se moquent du bouseux que je suis.
" Attends, Bob, je vais t'arranger, ton noud est tout de travers. " Elle se penche vers moi -vue plongeante sur sa poitrine généreuse, ça vous requinque, ça- et, de ses doigts agiles qui sentent bon le vernis fraîchement posé, corrige l'angle de mon noud papillon. C'était une idée à elle, encore, ce noud papillon. Moi qui suis de la campagne et n'ai jamais supporté le moindre médaillon autour du cou ! D'ailleurs rien que d'y penser, j'ai le cou qui me gratte. Un picotement aigu qui monopolise tout mon esprit. Surtout ne pas me gratter, NE PAS ME GRATTER, oublier, penser à tout autre chose. Je suis certain qu'à peine aurais-je ébauché un geste, tous les regards réprobateurs se porteraient sur moi et je sentirais une nouvelle fois leur mépris s'immiscer au plus profond de mon être et alimenter mon angoisse.
Feindre la désinvolture et l'indifférence, voilà ce que je dois faire. Je détourne les yeux, m'écarte un peu du groupe. Pourtant, Dieu sait combien j'ai envie de fuir, de courir à perdre haleine tout droit, loin, très loin. Ici, l'air est saturé et âcre. Trop de gens. Dans cet espace confiné, toutes ces odeurs mélangées, ces vapeurs fleuries, musquées, ces émanations de tabac, ces centaines de jambes qui piétinent, me donnent la nausée. Cela ne fait que deux ans que je suis arrivé en ville et j'ai encore bien du mal à m'acclimater à cet univers de bitume et d'horizons bouchés. Il est loin, mon village natal! Je me revois lorsque nous dévalions, mes frères et moi, les prairies de notre enfance, nos bouclettes au vent -loin des ciseaux castrateurs de franges -. Je regrette ce temps béni où nous partions en grand secret effaroucher les poules de la ferme voisine, ce qui était rigoureusement interdit car cela perturbait, soit disant, leur ponte. Nous organisions des expéditions punitives contre les pies qui nichaient dans le jardin ou bien, suprême délice, nous allions narguer le vieux chat de la voisine qui était impotent et passait sa vie derrière la vitre, depuis que la voiture du facteur l'avait heurté.
" Bob, tu rêves ? " Je sens dans son regard comme une vapeur d'angoisse. Sans doute craint-elle que je ne me perde dans la foule et ne disparaisse à jamais. Sans doute pressent-elle mon malaise croissant. Au fond, elle ignore à quel point je suis fou d'elle. Elle n'imagine pas combien ses yeux maquillés me magnétisent. Sans doute est-ce là la dernière once de pouvoir que je détiens : je suis le seul à connaître la profondeur de mon insondable faiblesse.
" Allez, Bob, lorsque tout ceci sera terminé, nous rentrons à la maison et je te ferai un bon steak comme tu les aimes ". Si elle savait...En réalité, ses steaks sont toujours trop cuits et je préfère encore ces excellentes conserves qu'elle réserve pour les jours où elle n'a pas le temps de se mettre en cuisine. Je n'ai bien évidemment jamais laissé entrevoir mon dégoût, elle montre tant d'empressement et d'enthousiasme lorsqu'elle me sert. Je me contente, en général, de mastiquer joyeusement, pour ne pas entacher son sourire et par crainte qu'une ombre de déception ne vienne voiler sa joie toute enfantine.
Elle a déjà tourné les talons et se dirige vers une table où un groupe - des connaissances, sans doute- l'a hélée. Rayonnante, solaire, elle les salue avec sa grâce et son élégance habituelle. Pour ma part, je tâche de feindre encore une fois une indifférence toute supérieure. Pourtant, j'ai du mal à camoufler mon malaise. Je me sens étranger, déguisé. Il faut dire que l'imperméable en vinyle noir qu'elle m'a obligé à porter -encore un cadeau spécial que je n'ai pu refuser- me serre à la taille et me gêne atrocement dans mes mouvements. " Comme ça, nous serons assortis. Un vrai petit couple ! " m'avait-elle dit ce matin en resserrant d'un cran la ceinture. Je me sens grotesque dans cet affublement ridicule. Un vrai " drag-queen " de pacotille ! Jusqu'où devrais-je aller pour lui prouver ma passion ? Ma docilité amoureuse franchirait-elle les limites de l'acceptable? Pouvait-elle impunément me transformer ainsi en pantin de carnaval, bien loin du compagnon que je rêvais d'être pour elle ?
Soudain, les hauts-parleurs interrompent le cours de mes interrogations, égrenant d'une voix égrillarde une liste interminable de noms au milieu desquels il me semble reconnaître le mien. Une fébrilité parcours aussitôt l'assistance, entraînant quelques mouvements incohérents dans les grappes de personnes qui, jusqu'alors, conversaient paisiblement. Son regard cherche le mien. Je sens comme une angoisse qui vient ourler ses yeux de jade. Un doute fugace, mais profond. Comme si elle craignait un instant que je ne sois pas à la hauteur. Elle se reprend aussitôt et m'enjoins à la suivre. J'emboîte mon pas à celui de ses escarpins vernis.
Nous voilà bientôt dans un corridor sombre où se pressent d'innombrables personnes comme des guêpes affolées. L'anxiété est presque palpable, étouffante.
" Nous y voilà Bob. Cela va être à nous...Pas trop stressé ? " Elle n'attend pas de réponse, prend ma tête dans ses mains et plonge son regard au plus profond du mien, comme pour m'insuffler tout le courage que je n'ai pas. Son visage est si près du mien que son souffle caresse mes cils et m'oblige à fermer les yeux de délice. Une minute éternelle qui n'a malheureusement que l'effet inverse à celui escompté. Mes membres sont sur le point de se dérober. J'ai beau essayer d'avaler ma salive, je ne parviens pas à déglutir. Impossible de faire disparaître cette boule d'angoisse qui me noue la gorge jusqu'à la nausée.
Et puis soudain, un rideau s'ouvre. Me voilà projeté sous la lumière aveuglante d'un projecteur. Je ne peux articuler qu'un " Waouw ! ", comme prononcé par un autre. Devant moi, s'ouvre la salle qui, toute à l'heure, était encombrée par la foule. Elle me semble à présent immense. Sur les côtés, depuis les gradins, des centaines d'yeux sont tournés vers nous et attendent. Le silence est lourd, épais. Je n'entends plus que l'assourdissant carillon que les battements de mon cour impriment dans ma poitrine. Je reste là, figé, interdit. Des secondes interminables s'écoulent. Devant nous, s'étire un colossal tapis rouge jusqu'à l'autre extrémité de la salle. Je comprends subitement que je vais devoir la suivre, qu'il va me falloir traverser cet espace infini devant tous ses regards qui me scrutent. Le rideau s'est refermé derrière moi dans un bruissement de velours froissé. Me voilà pris au piège, sans issue, sans possibilité de fuite.
Le cliquetis de ses escarpins a repris. Je les suis tel un automate, porté par des membres que je ne contrôle plus. L'angoisse a laissé place à la honte. J'ai l'impression que tous les regards s'accrochent à mon petit noud et à cet hideux imperméable en vinyle qui crisse à chaque pas. Je voudrais disparaître, cesser d'être ce clown ridicule que l'on exhibe, que l'on donne en pâture à la moquerie d'autrui. Si au moins j'avais encore ma frange, je pourrais camoufler ma honte derrière mon rideau de boucles et tâcher d'attendre que ce mauvais film cesse. Je détourne le regard de toute cette masse d'anonymes qui défile lentement sur les côtés au rythme de mon pas. Pourquoi m'a-t-elle infligé cela, moi si timide et casanier ? Pourquoi avait-elle fait de moi cet absurde guignol de foire? Pourtant, son pas chaloupé et naturel ne laisse déceler aucune honte. Par quel mystère ne se rendait-elle pas compte que nous étions tout simplement grotesques ?
Soudain, la voilà qui interrompt sa marche. Je me presse contre elle, tentant de regagner du courage au contact de sa chaleur. Au prix d'énormes efforts sur moi-même, je parviens à calmer le tremblement qui s'est emparé de mes membres. Une table s'étend là, devant nous. Monsieur X y trône, entouré de quelques femmes flétries et fardées. Celle qui se trouve juste devant moi me lance un sourire condescendant et figé. Le carmin de ces lèvres bave dans les innombrables ridules qui entourent sa bouche. Ses petits yeux de fouine m'examinent de derrière ses lunettes d'écaille, fouillant les moindres détails de mon accoutrement. Je remarque qu'elle a à demi sorti ses pieds de ses chaussures, sans doute pour lutter contre la touffeur ambiante. J'ai toujours détesté par-dessus tout ce geste d'impolitesse et d'irrespect. Je lui lance un regard noir, qui n'altère cependant en rien son sourire inébranlable. Ce qui m'étonne le plus, c'est que je ne parviens pas à détecter la moindre moquerie sur leurs visages, comme si toute cette mascarade leur semblait naturelle, comme s'ils prenaient au sérieux cette stupide farce. Ils nous remercient de la tête et se mettent à griffonner quelques mots sur des papiers criblés de notes. Les mines crissent et retentissent comme s'ils écrivaient une sentence à mort directement dans mon cerveau.
J'aperçois, tout près, la porte de sortie vers laquelle nous nous dirigeons. Plus que quelques mètres et nous serons débarrassés de tous ces regards que je sens encore curieusement collés à moi, dans mon dos. J'imagine leurs yeux narquois, leurs sourires railleurs. Peut-être éclateront-ils de rire lorsque nous serons à l'abri, dans la pièce à côté... La semi pénombre dans laquelle nous nous retrouvons bientôt me rassérène quelque peu. Elle se tourne vers moi, radieuse. L'émotion a coloré plus vivement ses pommettes. Elle me prend brusquement dans ses bras et me presse sur son cour. L'imperméable pousse un cri de plastique froissé. Qu'importe ! dans ses bras, j'oublie tout. Je ne saurais dire combien de temps nous restons là, immobiles, muets, dans cette langoureuse étreinte.
Soudain, les hauts-parleurs se mettent à grésiller dans un assourdissant concert de parasites. Je reconnais monsieur X qui toussote pour s'éclaircir la voix. La poitrine au creux de laquelle j'ai fait reposer ma tête se raidit. J'entends les battements de son cour s'accélérer tout à coup. Ma toute belle est anxieuse, elle tend l'oreille, à l'affût. Le bruissement feutré des conversations s'est interrompu. Autour de nous, tous les visages sont tournés vers l'invisible locuteur, comme si les mots tombés des hauts-parleurs allaient bientôt décider de leur destin. Certains se prennent la tête dans les mains dans une attitude que je trouve pathétique. A part me condamner à garder à vie cet ignoble imperméable plastifié, je ne vois vraiment pas ce qui pouvait m'arriver de pire que les terribles minutes de pure honte que je venais d'affronter ?

" Le premier prix, dans la catégorie caniche nain, est décerné à....Bob ! ".






2156 mots



23/07/2005

Mais ils sont où, mais ils sont où.....

Pom pom popom pom popom.... (air de la marche funèbre... booah, me dites pas que vous ne l'aviez pas reconnue!!)

Bon j'en ai marre! Na voilà! C'est vrai quoi, tout le monde est en vacances! Déjà, au terrier, l'affluence en ville, -une fois la faune cycliste du Tour de France évanouie-, est inversement proportionnelle à la foule agglutinée sur les plages des côtes atlantiques toutes proches. (ben quoi, y'a pas que la Méditerranée et les cigales, y'a aussi l'océan et les pins, que diable!). Prenez mon bar préféré, par exemple: normalement, tu dois te faire tout fin, tout fin, pour te glisser entre des coudes et des épaules pour parvenir au bar et commander ton breuvage habituel (moi, c'est généralement une boisson dorée qui mousse)...et bien en ce moment, tu as le choix du lieu de commande, à droite, à gauche, au centre, tu peux même danser la samba sur la piste....c'est pas les quelques malheureux obligés de bosser en juillet qui vont te gêner!

Alors tu te dis, ben je vais rester chez moi ce soir et faire un petit tour dans le ciber monde... Et là, c'est un peu pareil...ils sont où les blogeurs, hein??? Ils sont sur la plage entassés avec les clients de mon bar préféré! Et là, je ne comprends pas, normalement, en toute logique, ils devraient avoir plus de temps à consacrer à leur blog, puisqu'ils sont en vacances. Non????
A moins que....
A moins qu'en général ils ne bloguent que sur leur lieu de travail??? Noooooon, ils ne feraient pas ça, hein?
Avec le bol que j'ai, ils vont tous rentrer avec du sable entre les orteils au moment au je vais partir -début août-.

Du coup, en attendant, ben...je vais peut-être ranger mon bureau (au chasse-neige), ou bien préparer mes cours, ou bien préparer mon colloque d'octobre, ou bien ....bouh, vivement qu'ils rentrent tous, ça va me fatiguer tout ça.

20/07/2005

Oh yeeeeeeaaaaah

Ben, les ricaines se suivent au terrier mais ne se ressemblent pas.

Celle que j'accueille en ce moment est du Queens à New-York (l'autre était du fin fond de l'Idaho). Il faut dire qu'elle est d'origine péruvienne, ce qui, pour moi, est une bénédiction puisque je maîtrise quand même mieux la langue de Cervantés que celle de Bush!! (va lui expliquer comment marche une machine à laver sans le vocabulaire...on aurait dit Elie Kakou!!)

Rien à voir l'une avec l'autre!
D'abord celle-ci fait son lit (l'autre entretenait un savant bordel et je crois qu'elle n'a pas fait une seule fois son lit en 5 mois, sauf lorsqu'on changeait les draps!!!).

Je n 'ai guère d'anecdotes culinaires avec la petite nouvelle, elle aime presque tout...et elle regrete même qu'il soit interdit de ramener du fromage aux USA, sans quoi elle en aurait rempli la soute de l'avion. A tous les coups, l'avion n'aurait pas décollé de crainte d'une attaque chimique!!! Elle m'a même dit qu'elle voulait absolument goûter avant de partir...DES ESCARGOTS!! La seule évocation de ce plat savoureux provoquait un rictus de dégoût à la précédente.

Par contre, elle a eu du mal à se faire à nos rythmes de vie. Dimanche dernier, je la vois toute pimpante vers midi, se préparer à sortir. "Tiens? tu vas où?"...."Je vais faire des courses." "Ah, mais ici tout est fermé le dimanche...." Elle a eu du mal à comprendre. "Mais pourquoi?" "Ben, c'est comme ça, ici on se repose le dimanche." "Mais, vous travaillez tant que ça la semaine?" "Ben, on travaille 35 heures par semaine" " Chez nous c'est half-time, 35 heures!!". "Ben, nous comme on est fatigué de travailler la moitié de vous, on se repose le dimanche, voilà." Pffff! pas évident à expliquer tout ça.

En revanche, elle m'a beaucoup émue, l'autre jour. Elle m'a dit que cela lui faisait du bien de revoir les étoiles avant de se coucher. A New-york, elle ne voit jamais les étoiles! C'est là que tu te dis qu'il y a plein de petits bonheurs simples qu'on ne voit plus parce qu'on a la chance de les avoir sous le nez tous les jours! Maintenant, je les regarde autrement les étoiles!

C'est vraiment très enrichissant cette expérience. Non seulement parce que tu apprends énormément de l'autre (j'avoue que mes vieux poncifs sur les ricains ont été sérieusement écornés...d'abord elles sont toutes maigres celles qui sont venues!!) et puis parce qu'en montrant ton pays et ton mode de vie, tu prends conscience pleinement de ta richesse culturelle.

Allez, le devoir m'appelle: je n'ai plus que 10 jours pour lui montrer des marmottes (des vraies!), lui faire goûter des escargots et des crèpes aux myrtilles!!

15/07/2005

Maillot jaune

Et oui, lorsqu'on est une marmotte, on habite près des sommets (c'est vrai, je ne pourrais pas habiter en plaine, ça me fout mal à l'aise tout cet horizon...)
Et donc, lorsqu'on habite près des sommets, ... il faut subir chaque année l'invasion sur nos routes d'énergumènes en deux-roues.

ET JE HAIS LES VELOS!

Les envahisseurs sont en fait de deux catégories: il y a ceux qui suivent le Tour de France et ceux qui essaient de se prendre pour des champions de la petite reine.

Ah! le Tour de France! Quel bonheur que d'habiter dans une ville étape!! Des milliers de bagnoles partout, tous les parkings réquisitionnés (comment ça vous voulez vous garer pour faire vos courses? ça va pas non! c'est le Tour de Frâânce, ma bonne dame!!), des rues coupées, des barrières partout (compter une bonne heure pour contourner le centre ville)...et le jour de l'étape, la ville coupée en deux (il y a deux ans j'ai bien cru que je ne pourrais pas récupérer mon marmotton à la crèche parce qu'il était de l'autre côté du trajet...comme Berlin du temps du mur!!). Et puis une faune bigarrée, comme je les adôôre: plein de gens en shorts, tout rouges et suants d'avoir passé plusieurs heures en plein cagnard sur le pliant devant leur camping-car, arborant leur magnifique bob "Ricard", des gamins qui couinent parce qu'ils n'ont pas eu la peluche du Crédit Lyonnais ou le petit vélo qui roule tout seul, des morpions qui font les cons pour être dans le champ de la caméra, des barbares nourris aux chips et au pastis (on est dans le sud alors ça fait couleur locale le pastis) qui n'ont que faire des pauvres autochtones qui voudraient continuer à vivre normalement, et des flics dépassés qui tentent vainement de juguler la masse humaine et s'en prennent plein la gueule pour pas un rond par les livreurs et autres habitants du cru ("'rien à fout' des vélos, je bôôsse moi!!")... Alors cette année encore je resterai enfermée au terrier. N'essayez pas de me voir à la télé en fin d'étape...la marmotte sera dans son jardin!. (sauf peut-être s'il y a une vue aérienne d'hélico...mon jardin c'est celui où il y a les palmiers et les mauvaises herbes) Merde, faut que je fasse gaffe, je mettrai le haut du maillot, on sait jamais!!

Et puis une fois passée la caravane du tour, restent les champions en herbe. Tout l'été, nos routes accueillent des Marcel et des Robert qui moulinent dur sur l'asphalte en fusion. Ils sont tout beaux dans leurs maillots multicolores moulent-burnes. Ils sont épilés de frais (ça fait mal, hein?!). Ils souffrent (quoique par autant que bobone dans la voiture suiveuse avec la pharmacie et les citrons) mais ils sont fiers, ils pourront raconter à leurs collègues, devant la machine à café ("ouaip, moi, j'ai FAIT le col du Tourmalet...et sans EPO m'sieur dame!!"). Pas question de visiter l'église médiévale du coin, "pas l'temps, faut qu'on fasse 3 cols demain". Pas question de goûter les produits locaux...nos cyclistes ont tout dépensé pour leur matos dernier cri, alors du coup, on a rempli la glacière et c'est bobone qui fait les sandouiches (a qu'ça à fout', toute façon!!)..........................................
.....................et pendant ce temps là, t'es comme un con, derrière, avec ta voiture et tu te dis que putain les routes sont trop étroites ici on peut même pas doubler ce con de cycliste au milieu de la route et vivement que l'été soit fini qu'ils partent tous ces touristes et qu'ils devraient faire un tour de France nocturne l'an prochain, nouveau concept, comme ça on sera peinard grumfchsplitchgrummmffff......

12/07/2005

San Lorenzo

Cette année, c'est exceptionnel, je n'irai pas aux fêtes de Huesca -9-15 août- pour cause de voyage en Pologne. Une minute de silence siouplaît.
C'est pourquoi s'impose une petite note sur le déroulement immuable de ces festivités hautes en couleur.
D'abord, le costume: il faut être tout de blanc vêtu (sinon, en fin de journée, on voit pas les taches de vin) avec un foulard vert. Toute la ville arbore le blanc et le vert: du petit papi octogénaire au bébé dans sa poussette. C'est assez impressionnant de voir comment la ville entière se met au diapason.
Accessoire indispensable: le basilic. Il est de bon ton d'en prendre quelques brins à la main ou d'en accrocher au noeud de son foulard. Cette odeur puissante de basilic envahit les rues. Autre avantage, cela permet de couvrir en fin de journée, l'odeur tout aussi puissante de la vinasse.
Début de la première journée: La tradition veut que l'on se retrouve vers 9 heures pour prendre le petit déjeuner entre copains dans les multiples bars de la ville basse (ah oui, j'avais oublié de vous dire que Huesca serait la ville espagnole ayant le plus de bars proportionnellement au nombre d'habitants). Au menu: oeufs frits, patates baignant dans l'huile d'olive et ventrèche grillée (la ventrèche, au terrier, c'est de la poitrine de porc). Le tout arrosé abondamment de vin aragonais ou de bière. Indispensables agapes avant d'entamer une journée marathon (un peu comme la pasta party de nos amis sportifs): ça cale l'estomac, ça huile les parois intestinales, enfin, que du bonheur!
Vers 10 heures, toute la bande se retrouve devant la bodega d'un pote pour une dégustation gratuite (pardon, des dégustations) de vin de pêche (mélange tiédasse de vin âpre et de morceaux de pêche) à consommer sans modération par 40 degrés à l'ombre.
Oula, le temps passe vite. Il faut se préparer à "monter" à la cathédrale (située sur une colline dans la vieille ville). Pour une telle ascension, les arrêts sont fréquents dans les multiples troquets qui jalonnent le parcours. Rien ne vaut une petite bière bien fraîche pour se maintenir en forme tous les cent mètres (un peu comme les arrêts citron/flotte dans un marathon). Pour égayer le trajet, sont parfois organisées des parties spontanées de rugby/pastèque (gare à celui qui échappe le "ballon" car tous les joueurs se précipitent sur les restes éparpillés pour vous en maculer la tête).
Arrivée sur la place de la cathédrale : des centaines de jeunes (et de moins jeunes) sont rassemblées là, sous les fenêtres de la mairie, ou plutôt entassées car il est difficile de caser plus de monde. Danses effrénées (enfin, ce sont plutôt des sautillements verticaux, y'a pas de place), lancers multiples de vinasse, chants de guerre...en attendant la fatidique explosion du pétard à midi qui marque l'ouverture officielle des fêtes.
La redescente de la colline est tout aussi lente et ponctuée de pauses bière. Parfois, l'on se campe devant des fenêtres ou balcons en criant "a-gua, a-gua" et les habitants, dans un grand élan de générosité, envoient de salvateurs seaux d'eau. Si tu es blonde et attachée à ton brushing, amie lectrice, ne viens pas aux fêtes de Huesca, tu risquerais de succomber à une attaque cardiaque!

C'est pas le tout, mais le sport, ça creuse! Les copains improvisent donc un repas...dans la rue! Grande tablée à la gauloise avec paëlla géante. Souvent les passants se retrouvent à table avec nous...Tout le monde discute avec tout le monde.

Puis pause: une petite sieste puis une bonne douche (pour enlever les pépins dans les cheveux) avant d'entamer une nuit de folie dans les bars de la ville. Toute la troupe a rendez-vous le soir dans l'appartement central (au-dessus d'une antenne du consulat de France!!) que cette joyeuse bande de tarés louent en commun pour y faire la fête tout au long de l'année. Pendant que l'on prépare un caipiriña géant (glace pillée préparée en mettant des glaçons dans une jambe de pantalon que l'on massacre contre le sol...miam), de multiples jeux s'improvisent: pêche à la ligne (il faut arriver à attraper le drapeau français à l'étage au dessous...opération réussie en 2004) ou lancers de verre d'eau sur les cibles mouvantes qui passent sous les fenêtres...
Au cours de la nuit, le mot d'odre est "déconnade en tout genre" et "paris à la con" (comme rentrer le plus grand nombre de participants dans une cabine téléphonique....record à battre:11 adultes).

Je passe ici les après-midi corridas (peut-être une note ultérieure)...mais ces moments-là sont pour moi vraiment précieux. Des moments de camaraderie, de rigolade où l'on retrouve son âme de gosse, où l'on ne se préoccupe pas des convenances sociales, où souffle comme une petite brise de liberté. Je ne pourrai pas être des leurs cette année mais le 9 août, c'est certain, mon coeur se serrera à midi quand à plusieurs milliers de Km de Krakow, où je serai,le pétard de Huesca ouvrira les festivités...

08/07/2005

Zéro de conduite

Je voudrais juste dire au jeune con qui m'a fait une queue de poisson ce matin dans sa Golf fraîchement tunnée, manquant d'écraser un gamin qui voulait traverser et brandissant son majeur vers le ciel, tel un paratonnerre à connerie.....qu'il vient de rentrer dans le Top 5 des Décérébrés! Felicitations garçon! Continue, t'as toutes tes chances pour devenir roi des cons quand tu seras grand!

06/07/2005

Leçon d'élégance masculine



Je profite de l'ouverture des soldes, ici, au terrier, pour diffuser quelques conseils pratiques à l'attention des quelques représentants de la gent masculine qui passeraient d'aventure par ce blog.

Il s'agit tout simplement de quelques rappels de bon goût, messieurs, vous qui, pressés par la vie trépidante et intense que vous menez, n'avez guère le temps de porter votre attention à ces subtilités vestimentaires, vous qui, lorsque vous avez fini la lecture de L'Equipe et d'Auto Plus, n'avez plus la concentration nécessaire pour aborder les articles de fond d'une revue de mode.

Uno:Je sais bien qu'il fait chaud, que l'air ambiant est lourd et saturé...mais pour autant est-il nécessaire de porter des sandalettes ou autres tongs. L'on ne peut que déplorer, dernièrement, la prolifération de sandales autrefois réversées aux touristes hollandais ou allemands. Sachez, messieurs, que ces chaussures, loin d'exalter votre corps d'athlète, offre à la vue d'autrui vos pieds blancs, disgracieux, veineux et sales (si, si, avouez qu'en fin de journée, le spectacle n'est pas beau à voir). De plus, se promener sur les trottoirs de nos villes avec ce type de tongs est une tache ardue et dangeureuse nécessitant de longues heures de pratique sans lesquelles vous risquez au moindre pas de vous tartiner les pieds à la déjection canine.

Deuxio: Si, certes, aux beaux jours, les jeunes filles arborent jupettes et robes à fleurs, rappelez-vous que celles-ci ont subi au préalable le supplice de l'épilation à la cire. Evitez donc shorts et pantacourts qui, loin d'exhiber votre musculature sans pareille, n'auraient pour effet que de montrer votre pilosité extrême.

Troisio: De la même manière, si votre torse ressemble plutôt à un paillasson pectoral à la Demis Roussos, évitez les chemises ouvertes. Elles pourraient faire fuir vos congénères qui crieraient au loup-garou et provoqueraient la panique générale.


Quatrio: Les rayons du soleil sont ravageurs et néfastes pour la santé. Pour autant ne ressortez pas votre vieux bob Ricard (oui, je sais, vous y tenez, vous l'aviez gagné à Mister Camping de Mouettes à Palavas-les-Flots, mais bon...) ou le sombrero acheté sur un coup de tête au marché de la plage....franchement, vous auriez l'air ridicule. Restez à l'ombre, cela vaut mieux.

Cinquio: Vous pensiez que bronzette rime avec lunettes? Que votre panoplie d'été ne serait pas complète sans une paire de lunettes de soleil? Cela dit, si vous partez en Bretagne, nul besoin de lunettes, prenez plutôt votre ciré. De plus, nul besoin de les garder en boîte, ça fait un peu MIB (mais Will Smith n'est pas en short, vous en conviendrez)...et puis cela vous évitera de draguer n'importe quel gros thon (avouez que vous n'y voyez rien dans le noir, hein?)

Messieurs, je terminerai ces quelques conseils par un cri du coeur: Siouplaît,
soyez gentils, arrêtez de nous infliger vos corps dénudés!!

05/07/2005

Petit bêtisier de fin d'année

Sacrifiant à la mode qui s'empare des médias en manque d'inspiration et de créativité chaque fin d'année, je soumets à votre sagacité mon petit bêtisier des dernières copies corrigées.
Il s'agit d'un examen d'espagnol pour les 1° années de Lettres (entendez Lettres Modernes, Lettres Classiques, Histoire, Histoire de l'art, anglais et LEA) comprenant quelques lignes de traduction.

Copie 1: "...en tantant d'empécher..." "...les gens continuèrent de sucomber".

Copie 2: "...voulant oublier cette épisode..." "...murmure t'il..."

Copie 3: .... (mince, copie blanche!)

Copie 4: "...voulant tant oublier cet épisode..."

Copie 5: "...cela lui fait mal de se rappeller..." "...ont essayé d'interdir..."

Copie 6: "...quelques laboratoire anglais et américain..."

Copie 7: "... la population continue de tombée..."

Copie 8: "...toute les dix secondes..."

Copie 9: "...evidement, je suis rester seul..." "...la population continue d'être infecté..."

Copie 10: "...Il lui est difficil de..." "...où la terrible infeccion frappa..."

Copie 11: "...le terrible virus se répend..."

Copie 12: "... les laboratoires...ont intentés d'empêcher..." "...chaques 10 secondes"

Copie 13: "...ont essayés d'empêcher..." "...les gens continu de tomber..."

Copie 14: "...la terrible inffection..." "celui qui voulais oublier "

Copie 15: " ça lui fait du mal de se rapeler" "les laboratoires ont utiliser" "ils m'ont laissés seul"

Copie 16: " de se rapeller..." "la population continue a mourrir" "le parasyte de la malaria"

Petit florilège des dernières perles en date. Je ne recense ici que les fautes d'orthographe...laissant de côté les jolis contresens et autres surprenantes traductions.
Vat faloir arétez d'écrir des SMS sinont tous fous le quand.

02/07/2005

Vide...




Ce matin, je devais amener à la fac la petite New-Yorkaise qui habite au terrier pour un mois.
Nous devisions tranquillement sur le chemin de l'Université quand soudain, ce fut le choc. Non, n'allez pas croire que, distraite par notre causerie, j'heurtai violemment le pare-choc d'une quelconque voiture sur mon trajet. Non, je veux parler d'un véritable choc émotionnel.

LA FAC ETAIT VIDE.

Tous partis. Le parking d'ordinaire encombré (si bien que d'aucuns prennent la fâcheuse manie de stationner sur les pelouses)...était complètement vide. J'ai bien cru un instant que je me trouvais dans le Madrid de "Abre los ojos" (film d'Alejandro Amenabar dont Tom Cruise a fait une pâle copie, "Vainilla Sky").

Des rues désertes où il n'y a pas âme qui vive. Ce silence, lourd, pesant. La cafet, où je vais habituellement prendre ma petite dose nécessaire de caféine et de nicotine, fermée! Là où, dans une épaisse fumée, le petit monde des étudiants grouillait de vie, -certains recopiant leurs cours, d'autres jouant bruyamment au tarot, d'autres encore se racontant leur biture de la veille ou séchant, tout simplement- se trouvait désormais une salle devenue trop grande, trop propre, et qui n'offrait plus guère à la vue que les pieds des chaises retournées sur les tables.

Les couloirs désolés avaient une allure fantomatique qui me noua la gorge. Tout était propre, comme suspendu, en attente. Aucune trace de la multitude de gobelets vides qui traînent généralement ça et là. On aurait dit un château endormi par un maléfice qui forçait au silence. On n'osait à peine troubler cette quiétude inquiétante (hé hé, quiétude inquiétante...oui, je sais, c'est nul).

Comme nous étions un peu en avance, je me rabattai sur la machine à café, histoire de vérifier si l'envoutement touchait aussi son infâme café soluble...et puis aussi pour dissiper cette atmosphère bizarre qui me mettait vraiment mal à l'aise. Je n'avais jamais entendu aussi distinctement le bruit de la pièce tombant dans les entrailles de la machine...

Heureusement, le groupe des étudiants étrangers est arrivé dans une joyeuse pagaille...Enfin un peu de vie!

Cela peut paraître étrange, mais je suis partie sans attendre. Cette vision m'a fait froid dans le dos. Je n'aime pas la fac que j'ai vue ce matin. Ce n'est pas la mienne. Je n'aime pas cette fac morte, elle a des allures de fin du monde, de mon monde.

Brrrrrr...Vivement septembre!

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