12/04/2006
Au boulot!
ça y est les gars, on retourne au boulot! Les barricades sont levées...les tables et les chaises sont remises dans leurs salles
pioufffff! la marmotte avait pris l'habitude de glander, ça va être dur!!!!
10:26 Publié dans fac à marmottes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
09/04/2006
La marmotte prend des poils blancs
Aujourd'hui, c'est mon anniversaire!! Hum hum, ça nous rajeunit pas tout ça!!!
07/04/2006
Nous et les livres...
Sacrifiant à une tendance des blogs, je vais tâcher de répondre à quelques questions que je me pose moi-même (c'est très pratique)...à vous de faire de même!
Le premier livre que j'ai lu:
C'était un livre de la bibliothèque rose: Le parapuie à musique. Une vague histoire de vieux monsieur qui avait un parapluie qui faisait de la musique en s'ouvrant. Je me souviens très bien. J'avais 7 ans et j'étais très fière de passer à des livres qui n'avaient pas d'images à toutes les pages. Une vraie étape dans la vie: je lisais désormais des "livres de grands". Tout un symbole!
Je l'ai toujours dans ma bibliothèque, ce bouquin. Je l'ai donné à lire à mes marmottones: un flop!
Comment j'ai appris à lire:
A la maison, avec ma mère. Elle avait acheté les livres de CP, Daniel et Valérie, et m'avait initiée à la lecture en fin de maternelle (ce qui m'avait permis de bien m'emmerder en CP). Dans notre banlieue (j'habitais alors la banlieue nord de Paris), elle m'improvisait un petit bureau (ma petite chaise à côté d'une chaise d'adulte) et je "jouais à l'école" au lieu d'aller bavasser devant l'immeuble.
J'ai fait un peu pareil avec mes marmottons (sauf la seconde qui est de fin d'année et doit ramer parce qu'elle est toujours la plus jeune de sa classe). Je constate qu'en grande section, les gamins sont souvent déjà "mûrs" pour la lecture. En ce moment, le petit me réclame d'avancer dans l'histoire de Daniel et Valérie (et oui, j'ai aussi conservé ma vieille méthode si controversée!!). Tout y passe: les étiquettes des céréales, les noms sur les bouteilles de jus d'orange, les affiches...Il va plus vite que moi!!
Où je lis:
Quand j'étais petite, je lisais toujours dnas mon lit. Puis, avec les études, le moment du soir ne suffisant plus, j'ai lu à mon bureau. Avec l'arrivée des marmottons et la nécessité d'étudier au calme pour la thèse et autres concours, j'ai dû me réfugier dans le dernier endroit où les petits ne me harcelaient pas (avez-vous essayé de vous plonger dans une analyse littéraire ou philosophique avec toutes les 4 minutes: "Mamaaaaaan, A. m'a pris mon poney magique" ou "Mamaaaaan, quand est-ce qu'on goûte?" ou encore "Mamaaaaaaan, M. m'a tiré la langue"...liste non exhaustive, bien sûr!)
Du coup, j'ai pris l'habitude de me faire couler un bain et de me réfugier dans l'eau avec mes bouquins. C'est une technique particulière à acquérir pour ne pas mouiller les pages qui pourraient devenir définitivement ondulées à souhait. Aujourd'hui, j'arrive même à souligner des passages et à prendre des notes en milieu aquatique!
De plus, j'ai remarqué que les lectures les plus insipides gagnent à être faites dans un environnement agréable. C'est souvent le conseil que je donne aux étudiants pour bosser leurs conjugaisons en espagnol: un bain, un peu de mousse...et le Bescherelle! La mémoire fonctionne avec le plaisir.
L'endroit le plus incongru où j'ai lu:
En haut d'un arbre. J'ai souvent allié mon plaisir à grimper aux arbres à celui de lire. Dernièrement, au terrier, on avait taillé un arbre envahi de lierre et j'ai profité de l'échelle pour passer un excellent moment dans un nid de lierre, perchée à plusieurs mètres et dissimulée de tous par la verdure...un régal!
Le livre que je ne voulais pas finir tellement c'était bien:
Il est des livres qui vous procurent tellement de plaisir que vous vous freinez (difficilement) pour ne pas arriver trop vite au mot "fin". Vous regardez avec angoisse le nombre de pages restantes qui s'amenuise progressivement et vous tâchez de vous contrôler, partagé entre la jouissance de la lecture et la crainte que celle-ci s'arrête. Un peu comme en amour, en quelque sorte!
Difficile de faire un choix, mais si je ne devais en citer qu'un, je dirais Voyage au bout de la nuit . A peine achevé, je l'ai recommencé...avec le même plaisir!
La façon la plus inattendue de connaître un auteur
C'est par un exercice de version espagnole que j'ai connu Julio Llamazares. Le texte proposé était un extrait de La pluie jaune. Je ne me rappelle plus si j'ai eu une bonne note ce jour-là, mais j'ai trouvé le passage tellement poétique et fort que je me suis empressée de l'acheter. J'ai été conquise par ce style à la fois sombre et musical...à tel point que quelques années plus tard, lorsque s'est présentée à moi l'opportunité de travailler à un sujet de thèse, je n'ai pas hésité un seul instant, j'ai choisi cet auteur.
Maintenant que je connais Julio et que je sais qu'il déteste que ses textes soient proposés dans le cadre scolaire...je ne peux m'empêcher de penser que peut-être, sans cet exercice de version, je ne l'aurais jamais connu!! Comme quoi, l'école peut parfois insuffler des passions et participer au destin des gens...non?
Ce que je déteste qu'on fasse avec un livre
J'ai déjà dit que j'avais un mal fou à prêter un livre (surtout quand on ne me le rend pas!!!). Sans doute, suis-je excessive (c'est ça l'amour!!) mais qu'on fasse du mal à un livre me met dans tous mes états: je ne supporte pas qu'on déchire, qu'on gribouille sur les livres, ou pire, qu'on me les rende avec des taches de café ou de gras. Les enfants l'ont bien compris, je leur ai appris à respecter ces objets précieux. En revanche, je corne souvent les miens pour me rappeler les passages qui m'ont alerté ou, lorsque j'ai un crayon en main, je souligne ou anote les marges.
Dans ce cas, prêter un livre anoté, c'est livrer un peu de soi-même...
Mais au fait...et vous?
10:06 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
03/04/2006
En panne...
La marmotte adore lire. Depuis toujours. Les livres et elle, c'est une vraie histoire d'amour. Elle est prise d'un sentiment étrange, un mélange de jouissance, de curiosité effervescente, dès lors qu'elle furète dans les rayons des librairies.....et gâre à la carte bleue!!!
Généreuse de nature, la marmotte éprouve malgré tout une certaine réticence à prêter des livres qu'elle n'a pas encore lus. Commencer un livre neuf, c'est comme le déflorer... on impose un pli à sa tranche, on donne irrémédiablement un mouvement aux pages qui sont restées jusqu'alors timidement serrées les unes contre les autres. C'est conquérir une terre vierge.... Bien sûr, il lui est déjà arrivé de prêter un livre avant de l'avoir lu, mais à la condition expresse qu'on n'écarte pas trop les pages. Juste un flirt, en quelque sorte!
Un jour même, alors qu'elle déambulait dans une rue, la marmotte avait vu un tas de livres, là, sur le trottoir, abandonné près d'un sac d'ordures. Son sang n'avait fait qu'un tour...Ni une ni deux, elle avait recueilli ces livres orphelins. Des bouquins d'économie (pas forcémment sa tasse de thé, mais bon...) qu'un étudiant blasé avait dû jeter avant de déménager. Comment peut-on mettre un livre à la poubelle? Si l'on tient absolument à voyager léger, ne peut-on pas en faire don? Est-ce que la SPA des livres n'existe pas?
Comme chacun sait, il y a des lectures faciles...et d'autres plus difficiles! On s'accroche, on peine, on gravit page après page, on recommence...et c'est une réelle satisfaction lorsqu'on plante son petit drapeau au sommet du mot "fin". C'est un principe, la marmotte ne commence jamais un livre sans avoir terminé le précédent. Et en ce moment, j'avoue, je coince un peu sur "Ulysse" de Joyce. La première moitié était vraiment jouissive, jubilatoire...mais là, sans doute par manque de temps ou devant l'impossibilité de consacrer plus de 10 minutes ici ou là...je craque!
Help! Cela fait plusieurs semaines (j'ai honte) que je peine, que les pages ne se succèdent que très lentement.
Qu'est-ce qu'il se passe? C'est l'âge? Je vieillis? Je deviens blonde? Si quelqu'un pouvait m'expliquer ce phénomène désopilant....
11:18 Publié dans vie du terrier | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note



