28/11/2005

J'ai encore pleuré...

Et oui, j'ai encore pleuré (oui, enfin, la larme à l'oeil) devant "le pianiste" hier soir.

 

Toujours la même sensation. La même envie de gerber. Cette nausée insoutenable que provoque immédiatement l'Horreur, la vraie, et la douleur. Ce dégoût irrépressible devant tant de haine viscérale, cette haine animale... ou trop humaine?

 

Et toujours cette question, lancinante: comment un cerveau humain peut-il concevoir le mal à une telle échelle? Et comment toute une société a-t-elle pu y adhérer? Comment? Je n'ai pas de réponse. Sans doute cela dépasse-t-il mon entendement.

 

Depuis mon voyage, cet été, en Pologne, j'ai revu le film avec d'autres yeux. Un regard plus affûté sans doute. Un regard plein d'autres images: celles de Birkenau où le meurtre a été industrialisé, celle du quartier juif de Cracovie toujours à l'abandon, celles des villes dévastées à 90%, des tas de ruines, ces visages désamparés, ces yeux hagards, ces silhouettes sombres errant dans les décombres...

...et les notes de Chopin qu'une jeune virtuose laissait s'envoler du piano à queue laissé là, dans un coin, dans une expo sur la mémoire juive à Cracovie.

 

Jorge Semprun a dit que seule la métaphore permet de dire l'horreur. Oui, l'émotion suscitée par l'art -la transmission de cette douleur- est la seule qui dise vriament l'histoire.

 

"Le pianiste" à lui seul vaut mieux que bien des colloques.

 

Plus jamais ça. 

 

 

 

 

 

 

01/07/2005

De la bonne poilade qui fait réfléchir

Hier soir, je suis tombée par hasard sur cet ovni: "Chansons du deuxième étage" de Roy Anderssen

A voir absolument si tant est qu'on aime l'absurbe poussé à l'extrême (c'est mon cas).
Je me suis marrée comme une baleine tout du long. Toutefois, c'est le genre de film qui ne laisse pas indifférent car derrière les situations cocasses et surréalistes (je n'aime pas ce terme mais bon, j'ai pas le temps de m'étendre) se dessine une analyse assez fine de la nature humaine.

Pour info, il va certainement repasser sur Canal Satellite...Oula, 'suis à la bourre moi!

01/04/2005

Faut-il soutitrer "L'esquive"?

Je partais bien intentionnée, sans a priori... "L'esquive" avait été salué par la critique, les Césars, tout ça...L'autre soir, sur Canal, je m'installe donc pour voir le chef d'oeuvre...
Fallait me dire que c'était en VO!!! Je dois sans doute être d'une autre planète ou j'aurais dû prendre option langues rares au bac plutôt que latin/grec...N'empêche que je n'ai rien compris..."Z'y va, mon frère t'es relou..." mais après, j'ai décroché. C'est là que je me dis qu'un soustitrage aurait peut-être été nécessaire pour le commun des mortels qui n'entendons rien aux dialectes locaux...
Je me demande même si ces mêmes critiques qui ont salué le film ont réellement compris les dialogues et s'ils n'ont pas fait les intéressants, histoire que l'on ne se moque pas d'eux...
J'avoue humblement que je n'ai tenu que le premier quart d'heure, tellement dégoûtée que je suis allée direct au lit, moi qui ne me couche tous les soirs que les lendemains...
Et puis franchement, c'est un peu conte de Noël, non? Marivaux en ZEP, mouais, pourquoi pas?! Passe encore. Mais une classe de cité telle qu'on la voit à l'écran (du moins dans le premier 1/4 d'heure) , silencieuse, intéressée...Désolée, mais c'est complètement invraisemblable!!! C'est tout pétri de sentimentalisme et de bons sentiments à la gauche caviar...C'est au delà de mes forces!!
Qu'on m'explique donc quel intérêt présente ce film???? Mystère et boule de gomme!!!