12/05/2006

NOUVELLE

Bonjour,

je suis le marmotton en chef, la marmotte s'est "offert" un séjour à l'hopital.

Rassurez vous, rien de grave, elle repredra contact dés la semaine prochaine.

Bon week end à tous. 

03/04/2006

En panne...

La marmotte adore lire. Depuis toujours. Les livres et elle, c'est une vraie histoire d'amour. Elle est prise d'un sentiment étrange, un mélange de jouissance, de curiosité effervescente, dès lors qu'elle furète dans les rayons des librairies.....et gâre à la carte bleue!!!

 

Généreuse de nature, la marmotte éprouve malgré tout une certaine réticence à prêter des livres qu'elle n'a pas encore lus. Commencer un livre neuf, c'est comme le déflorer... on impose un pli à sa tranche, on donne irrémédiablement un mouvement aux pages qui sont restées jusqu'alors timidement serrées les unes contre les autres. C'est conquérir une terre vierge.... Bien sûr, il lui est déjà arrivé de prêter un livre avant de l'avoir lu, mais à la condition expresse qu'on n'écarte pas trop les pages. Juste un flirt, en quelque sorte!

 

Un jour même, alors qu'elle déambulait dans une rue, la marmotte avait vu un tas de livres, là, sur le trottoir, abandonné près d'un sac d'ordures. Son sang n'avait fait qu'un tour...Ni une ni deux, elle avait recueilli ces livres orphelins. Des bouquins d'économie (pas forcémment sa tasse de thé, mais bon...) qu'un étudiant blasé avait dû jeter avant de déménager. Comment peut-on mettre un livre à la poubelle? Si l'on tient absolument à voyager léger, ne peut-on pas en faire don? Est-ce que la SPA des livres n'existe pas?

 

Comme chacun sait, il y a des lectures faciles...et d'autres plus difficiles! On s'accroche, on peine, on gravit page après page, on recommence...et c'est une réelle satisfaction lorsqu'on plante son petit drapeau au sommet du mot "fin". C'est un principe, la marmotte ne commence jamais un livre sans avoir terminé le précédent. Et en ce moment, j'avoue, je coince un peu sur "Ulysse" de Joyce. La première moitié était vraiment jouissive, jubilatoire...mais là, sans doute par manque de temps ou devant l'impossibilité de consacrer plus de 10 minutes ici ou là...je craque!

 

Help! Cela fait plusieurs semaines (j'ai honte) que je peine, que les pages ne se succèdent que très lentement.

 

Qu'est-ce qu'il se passe? C'est l'âge? Je vieillis? Je deviens blonde? Si quelqu'un pouvait m'expliquer ce phénomène désopilant.... 

27/03/2006

Interlude printanier

Comme je travaille à la mise en ligne de mes cours (un autre blog !!), je n'ai guère le temps d'être volubile dans mon ciber-terrier. J'en profite donc pour vous donner un petit aperçu du jardin du terrier.

 

 

C'était dimanche dernier. Il faisait 27 degrés. Je n'ai pas résisté à la tentation d'immortaliser mon tapis de primevères... 

...mes violettes...

...mes narcisses...

...et mes pommiers du Japon...

 

Bienvenue au printemps

09/03/2006

'chuis pas du matin...

 ...et pas de l'après-midi non plus!

 

(je sens que mes photos de Birkenau ont plombé l'atmosphère...d'où une petite note plus légère)

 

Parfois, je m'étonne encore: comment puis-je supporter une cadence de vie aussi contraire à mon biorythme?

Tous les matins, alors que je suis encore, qui à poursuivre des chats dans une ville inconnue, qui à voler au-dessus du terrier (et sans ailes, en plus, rien qu'à la force des bras!!), qui à m'entretenir avec des gens charmants que je ne connais pas mais en qui pourtant je lis à livre ouvert....il faut qu'une tonnitruante mélodie couverte par un grésillement  insupportable me tire des bras de Morphée (au fait, chéri, si tu pouvais régler DEFINITIVEMENT le radio réveil sur la bonne fréquence...cela éviterait ces grésillements si peu euphoniques en des heures matinales difficiles).

 

Et là, je crois que seul un treuil correctement huilé pourrait me tirer de mon lit. Le marmotton se lève (au fait, chéri, si tu pouvais être plus discret le matin...), j'étends mes membres dans la tiédeur de la toute petite place que je lui laisse la nuit...Une minute, une toute petite minute de sommeil en plus. Je donnerais un royaume (que je n'ai pas, certes) pour une toutte petite goutte de black out total. Encore un tout petit instant dans les profondeurs délicieuses du songe.

 

-Tu te lèves?

- Mmmmmmphfffffffff.

 

Péniblement, je m'assois sur le bord du lit, tâchant de rassembler mes idées, hurlant (intérieurement) ma douleur à la lune diluée dans l'aube. Et puis, tout s'accélère, les minutes ont repris le contrôle de ma vie, elles s'écoulent, indifférentes, me narguent...Vite, vite, le temps est compté. Il presse, il se compresse. La course a commencé.

 

J'avale une tasse de café, bien noir, tandis que les enfants n'en finissent pas de finir de déjeuner. L'aînée est déjà prête, comme d'habitude. Les deux petits sont encore en pyjama.

- Qu'est-ce que je meeeeeeeets?

Question déconcertante. J'ai envie de répondre: "d'après toi?!.... j'hésite, ton costume de spiderman? Ton justaucorps de danse? Ton maillot de bain?????". Je réponds: "mais mon chéri, tout est prêt sur ton radiateur..."

 

ça y est, tout le monde est dans la bétaillère! Je fais le point au sommet avant de démarrer:

- Ticket de cantine?

-OK

- Sac de piscine?

-OK

-Cartable? (ne rigolez pas, c'est déjà arrivé qu'ils l'oublient!)

-OK

-Goûter?

-OK

-Ceintures bouclées?

-OK

C'est bon, on démarre! Me voilà au volant de la bétaillère à marmottons, filant dans les rues encore empesées de sommeil vers l'école. Le rond-point, le cédez-le-passage, un feu, deux feux, un ralentisseur...nous approchons de l'école quand...

- Mamaaaaaaaan, Marmotton, il a oublié ses chaussettes!!!!

(pour info, c'était un jour où il ne faisait que la bagatelle de -5° dehors).

Heureusement que l'école est pourvue de tous les vêtements oubliés chaque année par les enfants...et au nombre desquels on recense une paire de chaussettes!!

Une autre fois, on s'est rendu compte, un peu tard, qu'il était en pantoufles (bon, ce jour-là, j'ai quand même fait demi-tour) et la cadette, un jour, a fait la gym avec deux pieds gauches (j'avais pris deux paires identiques en soldes, hum)!!

 

 

 

Quand je dis que je ne suis pas du matin...

 

 

 

 

07/01/2006

Agression de bétaillère

Vous êtes détendu, au volant de votre bétaillère. La radio égrenne quelques notes à la mode sans grand intérêt. Vous venez de prendre votre café avec votre copine. La saveur âpre de l'expresso mêlée aux vapeurs de votre dernière clope empreint encore vos papilles mal réveillées. Il est presque 10 heures et vous vous rendez au boulot.

 

Concentrée, vous mettez le clignotant, presque machinalement, et vous engagez dans la voie qui permet de tourner à gauche au feu. Vous êtes seul sur cette voie, visiblement tout le monde va tout droit et patiente devant le feu rouge.

 

Soudain, un bruit et une secousse simultanés: bouuuuuum! Vous lâchez un "et merde, quel con!". Vous venez de comprendre qu'un des automobilistes qui patientait s'est engagé dans votre voie, pire, dans l'aile de votre bétaillère à marmottes...Sans doute persuadé qu'il était seul au monde sur cette planète, il avait dû juger inutile de vérifier au préalable dans son rétroviseur l'existence d'autres automobilistes tels que lui!

 

Vous vous dites que, mince, vous allez encore perdre un quart d'heure à remplir un constat, que ça n'arrive qu'à vous, ces choses-là, que vous allez être en retard. Mais bon, votre naturel optimiste vous fait remarquer que vous n'êtes pas en tort, que ce n'est rien, juste un coup dans l'aile (pour une fois que c'est la bétaillère et pas vous!!). Vous mettez votre clignotant à droite et faites signe à la 205 bleu métallisé qui est juste à côté de vous qu'il serait judicieux de se garer sur le parking juste à côté afin de remplir les formalités plus à l'aise. Vous contenez votre colère et prenez juste l'air contrit afin de ne pas froisser la silhouette qui est au volant de la 205. Après tout, un moment d'inattention, une absence, ça peut arriver à tout le monde...

 

Vous vous engagez à droite, sur le point de vous garer lorsque...vous apercevez votre 205 bleue qui file tout droit!

Il aurait mal compris? Mais c'est qu'il fuit, le cochon! Là, votre sang ne fait qu'un tour. Toute la colère contenue depuis un instant afflue d'un coup d'un seul. Crève charogne! Vous vous imaginez le poignard entre les dents, le goût du sang dans la gorge, chevauchant inlassablement les plaines désolées à la poursuite du fuyard. Vous vous souvenez soudain de "Taxi" ou de courses poursuites de Starski et Huch...Vite! demi-tour! Vous aimeriez pulvériser les lambinards qui sont devant vous, indifférents à votre mission de justicier de la route. Que ne donneriez-vous pas pour remplacer votre bétaillère par une Batmobile plus adéquate à la situation?

 

Rien. Aucune 205 bleue à 500 mètres à la ronde. Vous avez beau parcourir la distance une fois encore, elle est partie. Loin. Très loin. C'est trop tard. C'est fini.   

 

Une fois stationné, vous constatez les dégâts: un beau choc entre les deux portières et une belle balâfre tout le long de l'aile. Mais c'est votre coeur qui saigne: vous croyiez en l'honnêteté, en fait vous étiez innocent. Vous pensiez que lorsqu'on a un accrochage, on s'arrête et on fait un constat? et bien non!

 

Vous vous empressez donc de communiquer le sinistre auprès de votre assurance...

- Vous avez relevé le numéro de la plaque d'immatriculation pour porter plainte?

Et bien non, vous n'avez pas relevé le numéro, persuadé que vous étiez que la voiture allait vous suivre. Non, vous ne saviez pas que conduire impliquait de connaître tout Agatha Christie et qu'en plus de respecter le code de la route il fallait en prime avoir les réflexes d'un Rouletabille mâtiné d'un Hercule Poireau.

 

- Vous aurez donc 100 euros de franchise et vous perdrez du bonus pour l'an prochain.

 

- Merci madame.

 

morale de l'histoire: il faut toujours se méfier des 205 !

24/11/2005

N'en déplaise à Patrick Bruel...

...n'en déplaise à Patrick Bruel, quand on se retrouve 10 ans après (pas forcément à Bordeaux, place des Grands Hommes), on n'a pas toujours quelque chose à se dire.

 

Téléportez-vous dix ans en arrière...J'étais à la fac, à la place des grands benets que j'ai en cours, sur les mêmes chaises qui grincent sur le carrelage! Les mecs avaient des pantalons serrés (pas les sacs à patates actuels où l'on ne voit plus les fesses) et les nuques longues, les filles ne portaient pas de talons aiguilles ni de jeans patte d'ef'. On était une bande de potes -tout aussi benets que ceux d'aujourd'hui- et on se fendait la gueule! ....

 

On passait des heures à faire des commentaires inlassables sur les profs: MO. qui ne fichait que des bananes en thème, ce sacré MAN qui avait des tics de langage (il les a toujours d'ailleurs), on faisait des petits bâtons pour compter le nombre de tics par heure de cours, sans oublier ce cher AL qui ne trouvait dans la littérature que des allusions au sexe et à l'alcool....

 

...et puis les parties interminables de tarot dans le foyer enfumé (aujourd'hui devenu une salle de classe),

 

les repas de classe (notamment celui ou j'avais vomi des carottes râpées par le nez dans la R4 de Lolote),

 

les sorties en boîte (aujourd'hui devenue le hangar d'une grosse entreprise),

 

les fous rires et délires en tous genres....

Ah, nostalgie, quand tu nous tiens!!

 

Or, à cette époque-là, nous étions un petit groupe (maintenant il paraît qu'on dit une tribu!) régulièrement chez les uns ou les autres. Il y avait S. qui bossait chez Quick, qui n'aimait pas qu'on fasse des plis à son tapis et qui, pour faire le plein de sa R5, mettait 20 balles d'essence (à peu près le plein d'une mob. Peugeot 103); il y avait Lolote, spécialiste des gaffes en tous genres et Wil...

 

Wil était un garçon très réservé (pas le style à montrer son cul lors d'un repas de classe par exemple), pince sans rire et adepte du jeu de mots à tout crin. Mais ce qui le caractérisait par-dessus tout c'était son sens bien particulier de l'ordre et de l'hygiène. Toujours sapé impeccable, nul n'aurait pu croire que sa baignoire était d'un gris plus que douteux, que, nous les filles, étions obligées de pisser debout dans ses chiottes, de peur que de gros cafards géants nous sautent à la gorge (ou ailleurs), que sa motte de beurre était régulièrement ornée de poils de cul et que nous frisions la mort par déshydratation durant les parties de tarot de peur d'attraper des herpès purulants au seul contact de ses verres collants.

 

Des anecdotes le concernant, il y en a en pagaille...comme lorsqu'il avait malencontreusement estropié un chaton qu'il avait en garde -il avait déclaré qu'il s'était échappé alors qu'il n'avait pas survécu après avoir été coincé par une porte-, comme....

 

...et puis le temps a passé, nous avons eu nos concours et sommes devenus de gentils serviteurs de l'Education Nationale. Lolote et Wil ont été mutés dans le Nord, ils ont laissé le confit de canard et les montagnes pour le moules-frites et le plat pays qui n'était pas le leur. S est devenue prof d'école à Paris et pour ma part je pouponnais mes premières marmottones en attendant que le Grand Mouvement de l'EN veuille bien me rendre à mon terrier.

Les "on s'appelle, on s'fait une bouffe" devenaient de plus en plus difficiles à 1000 kilomètres de distance...les "exilés" ne "descendaient" qu'aux vacances. Et puis, comme Yoko avec les Beatles, Wil s'est trouvé une greluche...qui n'a guère accroché avec le reste de la tribu. Trahison, ils abandonnait lâchement ses potes pour une pouf!...alors, silence radio!

 

Plus de nouvelles de Wil!...lorsqu'on se retrouvait avec S et Lolote, on emettait des hypothèses, on s'interrogeait sur le destin de ce comparse perdu: "peut-être qu'il est toujours avec "elle"? peut-être même qu'il s'est marié?" (l'annonce du mariage un beau jour à une seule de la bande a jeté comme un froid et a définitivement banni Wil au rang des perdus pour la patrie!) Une année, Lolote est revenue persuadée qu'il avait quitté le pays des ch'ti. "Mais pour aller où? Tu crois qu'il a assez de points pour redescendre?" (ça c'est du langage codé Educ Nat...pour les non initiés, c'est le nombre d'années de galère loin avant de pouvoir obtenir un poste près de ta famille).

Mystère. Où était-il? Chercher Wil? Boooa, les années ont passé et on n'y a plus pensé.

 

 Et puis, et puis...le marmotton en chef, depuis cette année, troque le costume de vilain capitaliste contre celui de prof (enfin, d'intervenant extérieur, comme on dit).  A la pause de midi, je l'appelle, pour savoir comment s'est passé son "intervention".

- "Tu ne devineras jamais avec qui je suis. Tiens je te le passe!"

- "Salut, c'est Wil. Je suis en poste ici depuis quelques années."

- ... (bouche bée de surprise)

...quoi de neuf? (manque d'inspiration après les premiers instants de surprise)

- Boooa, rien. Je suis marié, j'ai deux gosses.

- mmmm, super!

 

Et bien vous le croirez ou non. J'ai rien trouvé à lui dire, 10 ans après. Je ne lui ai même pas demandé s'il avait toujours des poils de cul dans ses plaquettes de beurre....

09/11/2005

Y'a de la magie là-dedans

Ou Comment la Marmotte en chef s'est transformée en tronc d'arbre...

 

Cela reste pour moi un mystère, une de ces énigmes que seul le recours au paranormal peut tenter d'élucider.

 

La Marmotte en chef est de constitution gaillarde, le poil soyeux, la pupille vive et la truffe toujours fraîche. Certes, ses blagues sont à pleurer, mais il est d'un naturel jovial et a su garder la jeunesse de ses tendres années, lorsqu'il gambadait, le bougre, de par les vastes vallées. Or, hier soir, alors que je rentrais de Conseil d'école vers 21 heures, quelle ne fut pas ma surprise de trouver le terrier plongé dans un calme inhabituel.

 

Le couvert était mis. Un assortiment de bouffe chinoise attendait patiemment qu'on l'emmaillotte dans de la salade verte et qu'on le trempouille dans son petit bain pimenté. Tout semblait m'attendre et dans un premier temps je me dis innocemment "qu'il est mimi, il a tout préparé et m'attend!".

 

Mais la Marmotte en chef restait là, avachie sur le canapé, on en aurait dit "Bidou-le-chat-de-7-kilos-qui-a -le-ventre-qui-pend-et qui-pionce-toute-la-journée".

 

-"On mange?"

 

...

 

-euh...on mange ?

 

- grumlffff....pas bien...malade...sans moi.

 

Vous me connaissez, la marmotte ne peut sauter un repas: je me mis donc à table et boulottai tous les nems en me disant qu'"heureusement qu'il ne mange pas parce qu'avec la faim que j'ai, il n'y en aurait pas eu assez".

 

Vint l'heure de se coucher, après un long échange de monosyllabes.

 

Bon, mauvaise journée pour ma moitié, me dis-je, et d'un naturel plutôt optimiste, j'en conclus que demain serait un autre jour.

 

C'était sans compter l'intervention des vilaines fées qui transforment les honnêtes gens dans leur sommeil!

Parce qu'elles m'ont transformé mon marmotton en tronc d'arbre!

 

  Si!

 

En tronc d'arbre.

 

Parce que ma moitié, ma fière marmotte en chef à la truffe toujours fraîche et aux blagues à deux balles...n'était pas plus vivante qu'un rondin aujourd'hui.

 

Il a dormi toute la journée, tout raide, enroulé dans la couette, s'est péniblement traîné jusqu'au canapé...où il a redormi, tout raide, enroulé dans le chat.

 

Le voyant au bord de l'agonie, je m'empressai d'appeler le médecin. Il y avait urgence, sans doute était-il victime d'un abominable virus -la grippe marmottaire ou que sais-je encore- sans doute succomberait-il rapidement à ce mal incurable, me laissant seule au terrier avec trois marmottons orphelins. Je m'imaginai déjà organisant un gigantesque Marmothon pour tenter de le sauver de cette mystérieuse maladie inconnue de la science....

Le médecin est passé: angine blanche!

 

Une question me turlupine....mais pourquoi donc les mecs sont-ils à l'article de la mort lorsqu'ils ont une vulgaire bactérie qui les frappe????????????????????????????????????

03/09/2005

Faire part de naissance

La marmotte est heureuse (Grrrrrrrrrrrrrrrrr) de vous annoncer la naissance...

eh, oh, non! qu'est-ce que vous allez penser? ce n'est pas de moi qu'il s'agit (de retour de vacances, j'ai 2 ou 3 kilos en trop, voilà tout, re-Grrrrrrrrrrrrrrrrrr)

...de vous annoncer la naissance d'un nombre encore indéterminé de lapereaux dans la bouche de métro fraîchement creusée dans le jardin.

Après une opération acharnée de fouille intense sous une pierre du jardin par la femelle -le mâle se la jouant DDE, "je gratouille un peu la terre mais surtout  je ne me la foule pas en attendant l'heure des carottes"- celle-ci s'est mise à s'arracher les poils du ventre. Moi, ignorant les mystères de la vie lapinoïde, je m'interrogeai derechef:

- serait-elle dépressive? Sans doute ce c.. de mâle ne sait pas la satisfaire ou est-il impuissant? (tu parles!!)

- Peut-être lui fait-elle une crise de nerf pour qu'il se mette un peu à bosser dans le métro, ce feignant ?

Sur ces entrefaites, ma marmottone aînée m'interromp et à la vue de la boule de poils blancs se met à faire des bonds en tapant des mains et en poussant des petits cris aigus.

...

-" Elle fait la rabouillère! Elle fait la rabouillère!"

...

Lisant sans doute sur mon visage l'insondable ignorance en la matière, elle m'expliqua qu'à l'approche d'une naissance, la femelle s'arrache les poils du ventre pour que les petits (et oui, ils arrivent rarement seuls) qui naissent imberbes n'aient pas froid.

Je cachai ma joie.

Hier soir la boule de poil s'est mise à bouger toute seule dans son trou.

 You know what? I'm happy!

02/08/2005

Petit pour-mémoire avant les vacances

Dans 3 jours, les marmottes quittent le terrier pour des vacances bien méritées. (quoi? quoi? OUI, méritées! non mais!).


Ne pas oublier:

- les enfants (on sait jamais, dans la précipitation du départ, faudrait quand même pas oublier de les poser chez mamie!!)
- Les billets d'avion (le coup classique: "Tu les as pris?" "Non, ben c'est pas toi qui devait les prendre?")
- les lunettes de soleil (je ne sais pas s'il fait beaucoup de soleil en Pologne, mais après les dégustations de vodka, je préfère dissimuler mes cernes)
- la carte bleue (fais partie des petits bouts de plastique qui peuvent vous sauver)
- d'arroser les plantes avant de partir (même si la marmotte en chef - je le sais- aimerait bien voir crever mes cactus)


oublier:(c'est vrai quoi, on fait toujours des listes de choses à ne pas oublier, mais jamais de choses à oublier)

- que je n'ai pas préparé mes cours et que je vais devoir tout faire dans l'urgence
- que je devrais faire du sport et ne pas goûter la choucroute polonaise et la vodka
- les factures
- qu'en rentrant il faudra acheter des cahiers et des cartables pour les marmottons
- qu'ils sont très bien chez mamie et qu'ils ne veulent pas qu'on rentre
- les petits cons qui écoutent la musique à fond vitres ouvertes au feu du bout de la rue

Je ne sais pas si j'ai fait le tour...si vous voyez autre chose, complétez mon panse (non, pense) bête!!

20/07/2005

Oh yeeeeeeaaaaah

Ben, les ricaines se suivent au terrier mais ne se ressemblent pas.

Celle que j'accueille en ce moment est du Queens à New-York (l'autre était du fin fond de l'Idaho). Il faut dire qu'elle est d'origine péruvienne, ce qui, pour moi, est une bénédiction puisque je maîtrise quand même mieux la langue de Cervantés que celle de Bush!! (va lui expliquer comment marche une machine à laver sans le vocabulaire...on aurait dit Elie Kakou!!)

Rien à voir l'une avec l'autre!
D'abord celle-ci fait son lit (l'autre entretenait un savant bordel et je crois qu'elle n'a pas fait une seule fois son lit en 5 mois, sauf lorsqu'on changeait les draps!!!).

Je n 'ai guère d'anecdotes culinaires avec la petite nouvelle, elle aime presque tout...et elle regrete même qu'il soit interdit de ramener du fromage aux USA, sans quoi elle en aurait rempli la soute de l'avion. A tous les coups, l'avion n'aurait pas décollé de crainte d'une attaque chimique!!! Elle m'a même dit qu'elle voulait absolument goûter avant de partir...DES ESCARGOTS!! La seule évocation de ce plat savoureux provoquait un rictus de dégoût à la précédente.

Par contre, elle a eu du mal à se faire à nos rythmes de vie. Dimanche dernier, je la vois toute pimpante vers midi, se préparer à sortir. "Tiens? tu vas où?"...."Je vais faire des courses." "Ah, mais ici tout est fermé le dimanche...." Elle a eu du mal à comprendre. "Mais pourquoi?" "Ben, c'est comme ça, ici on se repose le dimanche." "Mais, vous travaillez tant que ça la semaine?" "Ben, on travaille 35 heures par semaine" " Chez nous c'est half-time, 35 heures!!". "Ben, nous comme on est fatigué de travailler la moitié de vous, on se repose le dimanche, voilà." Pffff! pas évident à expliquer tout ça.

En revanche, elle m'a beaucoup émue, l'autre jour. Elle m'a dit que cela lui faisait du bien de revoir les étoiles avant de se coucher. A New-york, elle ne voit jamais les étoiles! C'est là que tu te dis qu'il y a plein de petits bonheurs simples qu'on ne voit plus parce qu'on a la chance de les avoir sous le nez tous les jours! Maintenant, je les regarde autrement les étoiles!

C'est vraiment très enrichissant cette expérience. Non seulement parce que tu apprends énormément de l'autre (j'avoue que mes vieux poncifs sur les ricains ont été sérieusement écornés...d'abord elles sont toutes maigres celles qui sont venues!!) et puis parce qu'en montrant ton pays et ton mode de vie, tu prends conscience pleinement de ta richesse culturelle.

Allez, le devoir m'appelle: je n'ai plus que 10 jours pour lui montrer des marmottes (des vraies!), lui faire goûter des escargots et des crèpes aux myrtilles!!

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